mercredi 19 décembre 2007

Les grands disparus de 2007 - Février

Mes amis seront contents de la commémoration d'aujourd'hui. Le 8 février Anna Nicole Smith nous quittait par "overdose accidentelle de médicaments" ou un truc du genre. Si elle a inspiré bien des fantasmes d'adolescents, son décès a moins inspiré les caricaturistes de la Presse et du Journal de Montréal qui faisait la même blague le lendemain de sa mort. On apercevait la pierre tombale de l'ex-playmate avec deux bosses nivelant le sol...Subtile.

mardi 18 décembre 2007

Les grands disparus de 2007 - Janvier

Pour les jours restants de 2007, je tenterai de rendre hommage aux disparus de l'année qui se termine. Je débuterai donc par janvier. Un décès a particulièrement frappé les Français. Celui de l'Abbé Pierre le 22 janvier. Soudain, tout le monde a eu le coeur à gauche. Le deuil des Français semblait immense...Il a suffi de quelques mois pour oublier cette belle solidarité et élire Sarkozy.

vendredi 14 décembre 2007

Surpise! Syncope!

Oui, j'ai fait une syncope hier en regardant la télé. Imaginez-vous que la fille qui est debout à côté de Daniel Pinard dans l'émission Du coeur au ventre parle des fois...

Il devrait y avoir un avertissement lors des émissions où elle prévoit prononcer un mot. Le téléspectateur que je suis ne ferait pas le saut comme ça. J'en ai raté ma recette.

Stéphane

mercredi 12 décembre 2007

On fait dire ce qu'on veut aux chiffres...et aux journalistes!

Dans La presse et Le devoir les deux articles consacrés à la manif des réalisateurs montrent bien que les journalistes ont toujours de la difficulté à manipuler les données chiffrées.

Ainsi, on apprend dans Le devoir que Bon cop, bad cop a trouvé 200 000 preneurs de son DVD. Mais dans La presse, ce nombre passe à 85 000...

Peut-être que la date de tombée du Devoir est plus tardive et que 115 000 consommateurs de comédies d'action pancanadienne se sont rués chez les marchands de DVD entre les deux deadline des salles de rédaction respectives.

En fait, j'accorde le bénéfice du doute à La presse. Elle emploie les termes "plus de 85 000 copies vendus..." Oui, c'est vrai, 200 000 c'est plus que 85 000. Je m'en fais pour rien dans le fond...

En exclusivité! Une critique à paraître sous peu: Historica et Compagnie d'Alexandre Lanoix

Le sujet pourrait alimenter bien des discussions : les stratégies fédéralistes derrière la rédaction des manuels d’histoire communs à toutes les provinces. Malheureusement, Historica et compagnie se présente comme un mémoire de maîtrise rigide pas suffisamment remanié. Un travail de récriture, même en surface, aurait grandement augmenté l’intérêt que le livre mériterait de susciter.

Tous les tics de la rédaction des travaux scolaires sont réunis. L’auteur écrit presque « Sujet amené, sujet divisé, développement». Les paragraphes baptisés «introduction» et «conclusion» en témoignent…

Mais l’ouvrage n’est pas «trop» savant. Le fond reste accessible. Justement, si on se donne la peine de publier, il faut adapter la forme. Même si on s’adresse à un public scolarisé. Nous comprenons bien la rigueur scientifique nécessaire à ce type d’ouvrage. Mais une écriture plus fluide, moins embourbée dans les exigences méthodologiques des départements d’histoire, aurait tout aussi bien véhiculé la thèse.

Assez de forme, passons au fond. Car la grande valeur de l’ouvrage se fonde sur son sujet. Alors que régnait une unanimité suspecte contre le manuel Parlons de souveraineté à l’école proposé par le Conseil de la souveraineté, on se rend compte à la lecture de Historica et compagnie que bien des manuels d’histoire visaient la canadianité coast to coast. Le but? Soutenir l’unité canadienne en trouvant des héros communs à toutes les provinces.

Aussi, Parlons de souveraineté à l’école était en vente libre. Les manuels imposant une vision fédéraliste de l’histoire canadienne auraient été obligatoires dans les écoles. Et ce, tout en taisant publiquement son but premier : sauver le Canada. Le Conseil de la souveraineté fut victime de sa transparence.

Peut-être le problème est-il là : si Historica se dépouillait de sa charpente universitaire, davantage de lecteurs réagiraient aux offensives canadian. Sans être un brûlot, l’information contenue n’en reste pas moins corrosive…

jeudi 6 décembre 2007

Romane Jour 380 - MégaRomane ou RomaneSentiment

Wow! Trois fois le prénom dans le titre!

Voilà qui encouragera encore davantage la mégalomanie de la petite entretenue par ses parents.

Pour la première fois, Romane a vu KidSentiment en concert. Quand elle entendait les gens applaudir entre les chansons elle croyait que c'était pour elle...

Stéphane

mardi 4 décembre 2007

Rattrapage Martel/Harper - Mademoiselle Julie

L'œuvre la plus connue du dramaturge suédois Strindberg, Mademoiselle Julie est présentée à la Salle la Balustrade du Monument National par la jeune compagnie théâtrale, Artemage.

Compétitionnant avec le lecteur Harper, je m'attarderai davantage au texte qu'à sa représensation scénique.

Dans l'histoire, la relation entre Jean, serviteur admiratif devant son comte, le père de Julie, et le personnage-titre, symboliserait l'interpénétration des classes qui s'amorçait en cette fin de dix-neuvième siècle. Sans nécessairement parler de l'abolition de la monarchie. Encore moins de l'abolition des classes sociales. Mais ce chamboulement des conventions sociales repousse les limites et questionne le bien-fondé des mœurs religieuses.

Jean s'étant cultivé dans ses nombreux voyages, dans les romans lus et dans les pièces vus, maîtrise l'art de converser. Cela lui permet d'enjôler Julie malgré les soubresauts du comportement de celle-ci.

Le tout vécu en parallèle par Christine, la fiancée de Jean. Elle habite avec lui dans ce pavillon et s'occupe de Mademoiselle Julie. Profondément religieuse, les écarts de conduite de sa maîtresse la gêne. Lorsque son conjoint y prend part au cours de la nuit, elle en est bouleversée.

On sent le préjugé misogyne de l'auteur lorsque le personnage-titre se moque de l'éducation à "la garçonne" qu'elle a reçue. Sa mère n'ayant pas voulu se marier, elle s'était promis de ne pas élever sa fille selon les préceptes habituels de la féminité. En cela, Strindberg était l'opposé d'Ibsen, avec sa Maison de poupée, qui prônait un féminisme audacieux, tant pour l'époque que pour un auteur masculin. D'ailleurs, étrangement, la volonté d'émancipation des femmes au 19e siècle était nommée "masculinisme". Comme quoi cette volonté était de s'approprier les comportements masculins.

Ce qui reste intemporel dans Mademoiselle Julie c'est ce désir de transgresser les limites des comportements. De forcer le regard de l'autre à aller plus loin.

jeudi 29 novembre 2007

Mademoiselle Julie

Ce soir, je reprends du service comme chroniqueur mondain. Non, je ne vais pas me vêtir comme Mme Grimaldi et couvrir 13 shows en un soir mais je vais assister à la représentation de Mademoiselle Julie présentée à la Balustrade du Monument National.

Comme quoi on peut parfois faire d'une pierre deux coups, je vais aussi reprendre du service auprès de Sir Harper et vous dire ce que j'ai pensé de cette pièce de Strindberg. Yann Martel ayant suggéré la lecture de ce classique du dramaturge suédois.

Stéphane

vendredi 23 novembre 2007

Romane An 1

C'est chose faite! Romane entre maintenant dans les...1 chiffre! Pour ce faire, elle s'est empiffrée de gâteaux. Je sais, j'ai promis de ne pas profiter de ce blog pour la montrer avec du spaghetti sur la tête...Mais du gâteau dans la face, c'est pas pareil.




Stéphane

jeudi 22 novembre 2007

Hallucinations auditives?

Est-ce que je suis seul à trouver des similitudes entre la chanson Up the bracket des Libertines et I don't wanna grow up de Tom Waits?

Stéphane

mercredi 21 novembre 2007

Interrogation élucubrante

Pourquoi faut-il que le type qui commente l'actualité à voix haute à la table d'à côté dans un restaurant soit toujours un imbécile de droite?

vendredi 16 novembre 2007

Naomi et moi

Ma dernière critique de livre dans le magazine Jobboom

http://carriere.jobboom.com/mode-vie/lectures/societe/2007/11/13/4652533.html

Bonne lecture!
Stéphane

mercredi 14 novembre 2007

Le chien de garde

À le voir gesticuler au cours de l'émission de Luck Mervil la semaine dernière, on constate que Martineau a effectivement trouvé sa niche à TVA. Un bon chien de garde sensationnaliste qui jappe à tout vent contre tout et son contraire.

C'est vraiment un bon toutou. Maintenant qu'il a trouvé sa niche, pas besoin de l'attacher, il ne s'éloignera pas. Même s'il a accès à d'autres fourrières(Télé-Québec, 98,5 et tutti quanti), il reconnaitra facilement la voix de son maître.

Et Sophie Durocher de monter au front pour défendre son animal de compagnie ce matin dans La presse en affirmant le plus sérieusement du monde que c'est "un p'tit gars de Verdun qui a choisi de se battre avec ses idées plutôt qu'avec ses poings..." Des idées? Encore faudrait-il que le principal intérréssé sache lesquelles...Il défend tout et son contraire sous prétexte d'objectivité. Un avocat du diable doit aussi avoir des arguments, fournir des preuves. Pas se réfugier bêtement dans la position adverse de l'interlocuteur d'en face.

Comme le mentionnait Guérilla dans une chanson pourtant dédiée à Gilles Proulx, mais qui se prête tellement à ce frais-tireur : "Tu n'as pas d'opinion mais qu'en ferais-tu. On dirait un moulin à parole en rut." Ironiquement, Martineau a déjà traité Proulx d'hystérique...Ils pourront converser prochainement dans la même aile psychiâtrique.

vendredi 9 novembre 2007

Romane jour 353 - Papa, maman, dada...suite logique

Après m'avoir interpelé directement il y a quelques mois en scandant un "papa" bien senti dans le bain, elle ne faisait que répéter maman-maman-maman depuis quelques semaines...Romane s'adonne maintenant à la littérature. Au mouvement Dada en particulier. Elle dit le nom de ce courant artistique à tout moment : Dada-dada-dada...Tristan Tzara n'aurait pu faire mieux.

Elle hésite à affirmer cependant si les dadaïstes ne se sont pas un peu embourgoisés en écrivant tout simplement des livres comme n'importe quel auteur des mouvements littéraires antérieurs, comme le pense Hans Arp, ou bien que le surréalisme est la suite logique du dadaïsme comme l'entrevoyait Breton...

Mmh...Romane devrait se prononcer bientôt.
Stéphane

jeudi 8 novembre 2007

Erratum

Francis Reddy devrait définitivement retourner à ses kiwis. Il a affirmé au cours de l'émission Tous pour un sur René Levesque que Pierre Vadeboncoeur avait pris ses distances avec le mouvement souverainiste...PARDON! Il a pris soin d'ajouter "je pense..." Tu penses mais tu ne suis pas...Tu ne suis pas la game Francis!

Vadeboncoeur n'a jamais cessé de défendre l'idée d'indépendance et poursuit la même quête politique aujourd'hui à 80 ans passés. Il a écrit des textes mémorables dans Le couac, Le devoir. Pour lui l'indépendance des peuples a toujours représenté l'ultime résistance à l'impérialisme.

Vivement une suite à Chambres en ville pour que Francis Reddy finisse son Cégep via le personnage de Pete...

vendredi 2 novembre 2007

Ça se poursuit!

C'est ce soir le spectacle de KidSentiment aux Coup de coeur francophones. Pour vous donner un avant-goût du groupe, allez voir cette entrevue filmée:

http://www.canoe.com/divertissement/musique/nouvelles/2007/11/01/4623232-ca.html

À plus,
StephSentiment

jeudi 1 novembre 2007

Ça ne s'invente pas!

Comme tous les matins, je lis La presse....quand, soudain, je lis ce passage :

"KidSentiment s'éclate sur des chansons rock ultra-accoucheuses et fertilisées aux guitares Fuzz". Philippe Renaud, Arts et spectacles, page 5, La presse, 1er novembre

IL en dit un peu plus long que ça mais je vous ai gardé le meilleur. Il avance même une comparaison avec Supergrass. C'Est rare une critique tombant pile comme ça...

Dans une entrevue hier le journaliste nous comparait avec Stone Roses! Coudonc...Est-ce que je vais me mettre à aimer les journalistes musicaux?

StephSentiment

mardi 30 octobre 2007

KidSentiment envahit la presse musicale!

C'est dans la revue Bang bang! du mois de novembre. Téléchargez la version électronique et rendez-vous directment à la page 21...Vous y verrez nos bettes!

http://www.bangbangtemort.com/media/archives_pdf/bangbang_Vol02_no15.pdf

StephSentiment

lundi 29 octobre 2007

Rattrapage Martel/Harper - Short & Sweet - 101 short poems

J'ai tellement éprouvé de difficultés à trouver ce recueil que c'est avec fierté que je vous relate mes impressions sur Short & sweet. Milles remerciements au lecteur Janick Lavoie qui m'a fourni le bouquin.

Pas évident de saisir toutes les subtilités de la poésie dans des textes en anglais. On a beau se croire bilingue parce qu'on regarde Family Guy en imitant Quagmire, mais comprendre la poésie d'Émily Dickinson ou de W.B. Yeats sans broncher, même dans un court texte, c'est pas facile.

Ce qui ne facilite pas la lecture non plus c'est que je m'interroge sur la pertinence de rassembler ainsi de brefs poèmes sans lien thématique. Oui, ils ont en commun leur brièveté mais ça ne suffit pas. À chaque poème, on doit replonger dans un autre univers.

De plus, l'ordre des poèmes est constitué du plus grand(13 vers) au plus court. Le dernier poème n'a d'ailleurs qu'un titre et pas de vers! Certes, c'est rigolo comme procédé, mais ça ne rend pas le tout très intelligible.

Un seul auteur français fait partie du lot: Apollinaire. Surprenant. On apprécie l'effort même si on pense que plusieurs auteurs de la langue de Prévert aurait pu faire partie du lot. Prévert justement. Et pourquoi pas Queneau? Ils ont écrit beaucoup de poèmes courts. On comprend que Mallarmé et Aragon n'y paraissent guère car la brièveté n'était pas leur marque de commerce.

Reste que pour initier un lecteur à la poésie ça peut être intéressant. Pour ma part, j'ai toujours été fasciné et non rebuté par Baudelaire, Miron ou Ginsberg. L'ouvrage ne m'a pas chaviré par dessus bord. Une anthologie normale peut faire la job pour initier quelqu'un. Ne serait-ce que pour bien différencier la poésie véritable des paroles de Boom Desjardins.

vendredi 26 octobre 2007

KidSentiment dans VOIR Estrie

Bien le bonjour,

Depuis hier, les lecteurs du Voir Estrie savent que KidSentiment existe. Nous serons dans la ville de Jean Charest ce samedi d'ailleurs...Ce sera notre premier show avec nos CD tout chauds!

http://www.voir.ca/musique/musique.aspx?iIDArticle=54516

StephSentiment

mardi 23 octobre 2007

Romane jour 336 - Pardoxale comme Joe Bocan

Romane est à quelque pas de ses premiers pas. Elle n'en est pas à un paradoxe près. Ce qui la "ralentit" c'est qu'elle veut à tout prix courir! Alors elle tombe.

Autre paradoxe? Comme elle n'a jamais voulu de biberons, elle a tout de suite voulu boire au verre!

À ce rythme, elle va lire Guerre et Paix avant Le petit prince.
Va écouter Motorhead avant Annie Brocoli.
Va visionner Fellini avant Disney.
Va terminer son bacc avant la pré-maternelle.

Stéphane

lundi 22 octobre 2007

Le jour du PET

Un député libéral, Mario Sylva, demande que la journée du 18 octobre soit dédiée à Pierre-Elliott Trudeau. Nous aurions donc une journée "Pierre Elliott Trudeau". Rien que ça! Je suis d'accord sur l'idée mais pas sur la date...Je proposerais le 30 février.

Stéphane

jeudi 18 octobre 2007

Incroyable mais vrai!

Je vais reprendre du service auprès de Yann Martel. Oui, oui, oui. Mon ami et lecteur Janick a dégoté via le web le fameux recueil Short & sweet.

Ce n'est pas que j'avais abandonné l'idée de suivre Harper dans ses lectures(s'il lit autre chose que son discours du trône)mais je n'avais pas envie de lire ce corpus dans un ordre tout croche...Je vous avais dit que j'allais y revenir.

De plus, l'oeuvre qui suit ce recueil est Mademoiselle Julie de Strindberg. Drôle de hasard, la metteure en scène de Cuisine et dépendances, Anne Maude Fleury, présente cette pièce à la Balustrade du Monument National. Je vais donc me pointer voir cette pièce avec en tête mon commentaire pour accompagner l'érudition de notre hillbilly fuckface national.

Stéphane

mardi 16 octobre 2007

Ma critique de Dompierre

Désolé de ma pseudo-léthargie, je vous reviens très bientôt avec d'autres critiques...

Pour vous sustenter, lisez celle-ci du dernier roman de Stéphane Dompierre.

http://www.canoe.com/divertissement/livres/critiques/2007/10/15/4577792-ca.html

Stéphane

mercredi 3 octobre 2007

Tel que promis, la 1ère entrevue de kidSentiment

Comme je vous en parlais hier, voici le lien donnant accès à l'entrevue accordée hier dans le cadre du lancement de la programme des Coups de coeur francophones.

http://video.canoe.ca/index.jsp?fr_story=9196736688ed9ba627406695ea2b9eb8c47380bd

J'y apparais à la moitié...

Bon visionnement,
Stephsentiment

mardi 2 octobre 2007

Dans un mois exactement



KidSentiment sera en concert dans le cadre des Off Coup de coeur Francophones! J'ai assisté ce matin au dévoilement de la programmation des Coups de coeur. C'était cool de voir la photo de kidSentiment en gros sur une scène pendant le dévoilement des artistes invités.

Dès ce soir, sur Canoë, il y aura une entrevue-vidéo en ligne. Je vous donne l'adresse demain...

Venez-nous voir le 2 novembre!
StephSentiment

lundi 1 octobre 2007

Ma dernière critique

Le roman d'espionnage de Mark Burnell, La troisième femme, lu pour vous par votre humble serviteur...

http://www.canoe.com/divertissement/livres/critiques/2007/09/27/4530759-ca.html

L'utilisation abusive des guillemets n'est pas de moi mais de la correctrice. Je ne suis pas vraiment en accord mais je lui laisse le dernier mot. L'idée de ma critique n'est pas trahie. J'ai fait enlevé une correction qui changeait tout le sens de ma phrase et qui s'avérait complètement illogique. Comme quoi il faut corriger la correction parfois.

Stéphane

vendredi 28 septembre 2007

Il faut le VOIR pour y croire

On va le prendre pendant que ça passe :

http://www.voir.ca/artsdelascene/artsdelascene.aspx?iIDArticle=53788

Stéphane

jeudi 27 septembre 2007

C'est ce soir

Eh oui! De retour sur les planches après une absence de 6 mois. J'ai bien aimé hier soir retrouver l'ambiance du Monument National avec le bruit de la ventilation omniprésent pour meubler les silences. C'était chouette de retrouver notre loge. Nous étions moins nerveux, certes, mais pas moins fébriles.

J'ai très hâte de jouer, je l'avoue. Plus en possession de mes moyens que je suis après les répétitions et surtout, le recul face à mon personnage. Oui, plus en possessions de mes moyens; comme André Boisclair( qui a déjà été en possession d'autre chose...).

Même Serge Postigo a parlé de Cuisines et dépendances à son émission, c'est vous dire.

Je lisais il y a quelques semaines dans les journaux que Gaston Lepage renoncait à jouer au théâtre. Selon l'animateur de Relevez le défi, les critiques qui ont mal digéré leur souper déversent leur fiel le lendemain dans les journaux et démolissent le spectacle vu la veille au théâtre. J'avoue que les critiques entendus et lus par rapport au théâtre figurent parmi les plus superficielles et malhonnêtes intellectuellement que je n'ai jamais lues. Avec la musique, les gens sont plus spontanés, plus sincères. Un peu la même chose avec le cinéma. Le théâtre est perçu, avec raison sans doute, comme du grand art. Malheureusement, cela donne lieu à du verbiage pompeux et artificiel. Pas tant pour Cuisines et dépendances mais pour l'ensemble des commentaire recueillis sur la plupart des pièces.

Malgré tout ça, je préfère me tenir dans les rangs des critiqués que l'inverse. La véritable ivresse est là. Pas dans le confort douillet d'un calepin de notes où on déverse son fiel parce qu'on a mal digéré son souper. Cela dit, je ne m'empêche pas de critiquer moi-même les pièces vues. Je choisis avec minutie les restaurants avant la représentation.

Sur ce, je me dis merde.
Stéphane, alias Fred pour quelques représentations

mardi 18 septembre 2007

Romane jour 311 - La lectrice


Je l'avoue humblement. Ce n'est pas moi qui lis tous les livres dont je fais la critique. En fait, je fais lire Romane à ma place comme on peut le voir sur cette photo...

Après tout, si Pierre Morency de l'Actualité et Martin Masse de l'Institut économique de Montréal sont d'accord pour faire travailler des enfants dans les sweatshop d'Asie, pourquoi je n'exploiterais pas le don de Romane pour la lecture?

lundi 17 septembre 2007

Jamais Zeus sans Troie!

Pour me ressourcer à l'approche de mon retour imminent sur les planches (htttp://www.dulosange.com), je suis allé voir une pièce d'un tout autre registre que Cuisines et dépendances, j'ai nommé l'Iliade.

Quelle épopée tout de même! Le récit nous transporte en plein de conflit entre les Grecs et les Troyens lors de la célèbre Guerre de Troie.

Pour faire vite, Agammenon et Achille se disputent à propos d'une femme, Briséïs. Cette querelle ébranle la solidarité des forces grecques en plein conflit avec les Troyens. Achille se retire dans sa baraque avec son fidèle compagnon Patrocle et refuse de combattre l'ennemi.

Le texte regorge de poésie. Difficle par contre de comparer la version originale, ou du moins une vieille version françisée, à celle qu'a pondu Alexis Martin. Si ce dernier a choisi de laisser le texte original le plus intact possible, c'est un excellent choix esthétique. S'il l'a transformé, il a fait une saprée belle job de poète. Les vers nous renvoient de multiples images ("Les sillons en nos coeurs de marbre" ou un truc du genre) montrant bien la fragilité des hommes et leur faiblesses devant des conflits qui les dépassent. Les enjeux surtout. Les guerriers ne savent plus pour quoi ou pour qui ils se battent. Allez poser des questions à Val-Cartier ou à Kandahar et il y a fort à parier que vous seriez surpris du flou des réponses obtenus de la part de nos soldats en "Mission".

Revenons à l'Iliade. Le rapport entre divinités et humains n'est pas de tout repos. Alors que dans la tradition judéo-chrétienne nous apprenions à adorer un Dieu infiniment bon et miséricordieux, Zeus nous apparaît dans les récits mythologiques comme un alcoolo dépravé attiré par les aventures friponnes. Et pourtant on l'invoque au cours des combats. On lui demande conseil et on le conjure de remporter la bataille pour la justesse de la cause.

Si ou veut faire simple, Achillle et Agammemnon se battaient pour une femme au départ. Achille se retire. Pas vraiment en objecteur de conscience mais en frustré. La mort de Patrocle est venu changer la donne. Achille ne pouvait pas supporter la mort cruelle d'un proche et décide de se venger. Hector, le chef des Troyens, est donc mort pas longtemps après Patrocle...Et Achille prend soin de préciser qu'une douzaine d'enfants troyens devraient y passer aussi. Quelle sacrifice! Je me demande ce qu'en dirait Claude Poirier.

Oui, les acteurs ont fait la job. Surtout Vincent Bilodeau. Stéphane Martel, dont je n'apprécie pas beaucoup les apparitions à la télé, m'a quand même surpris. Agréablement. Je ne suis pas sous le charme tant que ça non plus. François Papineau était excellent et convaincant dans son Achille.

Reste le décor. Sans partager l'avis de la cégépienne derrière moi consultant ses messages textes aux 5 minutes sur son cellulaire , le fait que les personnages discutent de leur offensives guerrière dans un café ne m'a pas dérangé. Mais ce décor contemporain par contre s'expliquait comment? Voulait-on éviter de voir les personnages se dandiner avec des déclamations propres au théâtre grec antique? S'avérait-il plus aisé des les insérer ici dans un décor de café avec des costumes tout droit sortis des Sopranos pour leur faire faire des gestes plus simples, plus près du quotidien? Difficile à percevoir.

Le résultat en général était correct. Sans plus. C'est foutrement long et les sièges au paradis du TNM n'avait de paradis que le nom.

mardi 11 septembre 2007

Tu veux ma photo banane?

Samedi dernier je suis allé à l'improviste voir l'exposition World Press au Musée Juste pour rire. J'ai toujours été complexé par la photographie. Parce que dès que je prends plaisir à "consommer" un art quelconque, j'ai envie de faire partie de ses créateurs. Mon premier accord de guitare m'a mené à fonder un groupe. Ma première blague m'a mené à fonder une troupe. J'exagère à peine.

C'est pourquoi, pudiquement, je me tenais loin de la photographie. J'appréciais de loin les jolis clichés. J'admirais les belles pochettes de disque, les époustouflantes images des magazines mais je ne me risquais pas à discuter de luminosité, de cadrage. Pour moi d'ailleurs, la photographie servait d'intermédiaire à la musique par exemple. Un peu comme les affiches de films réussis. Elles mettaient en valeur une autre forme d'art. Avec la photographie pour elle-même, en toute humilité, je ne me sentais pas la compétence d'émettre le moindre commentaire.

Je suis tout de même aller voir l'expo World Press car il s'agit de photos en rapport avec l'actualité de la dernière année. Dans ce contexte, je me sens plus à l'aise que si j'étais allé me pavaner dans une galerie artsy fartsy et pérorer sur l'inclinaison du sujet dans l'utilisation négative de l'espace...

Dans cette expo, plusieurs images choquent. Des cadavres d'enfants brûlés, une prostituée de 9 ans, clope au bec, un soldat défiguré. À répétition, il faut se retenir un tantinet pour ne pas que le sujet se banalise par lui-même.

La série d'images qui m'a donc le plus marqué pour ainsi dire c'est celle montrant le culte de la personnalité voué Saparmyrat Nyýazow(ça devait être difficile à scander pour la foule de ses innombrables dévots), ancien dictateur du Turkménistan. Saisissant, toute cette discipline entourant le bonhomme. Et ce sens de l'exactitude. Le mouvement précis de ces chorégraphes dans un stade national. L'artiste captant cette image a bien vu le paradoxe en montrant aussi bien une image plus officielle avec des pancartes le long des routes qu’un simple poster de salle de bain à l'effigie de la star autoproclamée. À le voir ainsi souriant dans toutes ses incarnations, on ne l'imagine pas si autoritaire. Les artistes qui ont façonné son image ont bien fait leur travail. Parmi les excentricités de son règne, il a renommé les mois pour les désigner du nom des membres de sa famille. Son anniversaire commémore maintenant la fête nationale. Et la liste est longue. Moi qui croyais que les fans d'Elvis beurraient épais...

Bref, ces images du World Press mises dans un contexte d'actualité m'ont fait apprécier cet art sans complexe maintenant. Oui, j'ai jeté un coup d'œil sur l'exactitude des plans mais c'est le regard, objectif ou non, du photographe sur son sujet que je tentais de recréer dans ma tête. Quel angle a-t-il choisi? À quelle vitesse doit-il prendre l'image avant de se faire botter le cul par une autorité quelconque? En fait, c'est toute la contextualisation qui m'a permis d'apprécier l'exposition.

Et si je m'achetais un appareil maintenant?

jeudi 6 septembre 2007

Mort d’une chronique annoncée?

À ce rythme, les militaires canadiens auront quitté l’Afghanistan avant que je rattrape Martel avec cette chronique. Février 2009, j’arrive! Étrange quand même comment cette date fait l’unanimité maintenant…

Avec Chronique d’une mort annoncée, nous ne sommes pas dans la lecture d’un suspense. Dès le début du roman, nous savons que Sanitago Nasar est assassiné. Nous connaissons aussi l’identité des assassins, les frères Vicario. Une fable meurtrière reconstituée d’après la mémoire d’un village interrogé par un copain de la victime venu visiter ce coin de pays isolé quelques années après la tragédie. Mémoire sélective? Sûrement. D'où l'intérêt de ce drôle de conte un peu tordu sur les bords.

Le soir de la noce était la veille du meurtre. Le village devait se rendre au port le matin pour y accueillir l’évêque. C’est à peu près à ce moment, vers les 6 heures, qu’on découvrit la dépouille. Pourquoi lui? La mariée n'était peut-être pas une fine fleur de pureté et ce vilain en serait peut-être le véritable coupable. Car faire perdre le bizutage à une donzelle en ces lieux c'est commettre un crime bien plus grave que de faire perdre la vie à n'importe quel quidam.

Récit étrange où tout un chacun au village aurait pu avertir notre anti-héros Nasar de sa mort imminente. Pourquoi cela n’a pas été fait? Une espèce d’omerta de village clos et éloigné voulant éviter le pire.

D’emblée, Marquez ne veut pas déjouer le lecteur. Celui-ci saura dès les premières lignes l’identité des meurtriers. D’aucuns n’apprécieront pas le procédé; habitués que nous sommes à des intrigues hollywoodiennes minutés et stratégiques. J’avancerai pour ma part que l’on n’est jamais trop documenté sur une œuvre avant de la lire. Vous aurez deviné que je ne suis pas du genre à avertir mes amis de ne pas me dévoiler le punch d’un film. Tant pis! Je trouverai d’autres éléments à approfondir.

J’avancerai également ce constat sévère : si l’intérêt d’une œuvre ne se résume qu’à sa conclusion, celle-ci ne mérite peut-être pas d’être «consommée».

mercredi 5 septembre 2007

Sur la route de Kerouac...

C’est aujourd’hui le 50 anniversaire de la publication du roman Sur la route de Kerouac. Intéressant bonhomme tout de même que ce Jack.

Allez lire le texte du Devoir consacré à l’attachement de l’auteur de Lowell, Mass. envers ces origines canayennes…
http://www.ledevoir.com/2007/09/05/155613.html *

Pourtant, ce roman d’exploration, tant sur le plan de l’écriture que sur le plan géographique(À la découverte du pays physique comme disait Miron), ne fit pas l’unanimité. Truman Capote mentionnait que ce roman n’était pas «écrit» mais bien «dactylographié.» Comme quoi il n’y percevait qu’un bouquin écrit avec les mains et non avec le cœur ou la tête…J’interprète ici. Aucune conversation entre Capote et moi ne peut l’attester. Mon opinion diverge de celle de l’auteur du roman De sang froid. Sur la route représente pour moi une œuvre magistrale dans mon cheminement littéraire.

Si vous voulez entendre Kerouac parler le français de nos oncles des États, voyez cet entrevue avec Fernand Seguin :

http://archives.radio-canada.ca/IDC-0-72-55-126-10/index_souvenirs/arts_culture/jack_kerouac_entrevue

Découvrez ou redécouvrez Kerouac. Ça fait toujours du bien.

*Je m’excuse auprès de Jean-Luc Mongrain de verser dans l’élitisme culturel et de prescrire aux gens quoi faire et quoi penser en les dirigeant vers un texte du Devoir…

vendredi 31 août 2007

Romane jour 293 - Les grands esprits se rencontrent

En revenant de son premier jour à la garderie Romane a croisé Pierre Foglia du regard sur la rue Saint-Denis. C'est le premier chroniqueur qu'elle rencontre. Ça aurait pu être pire: imaginez s'il avait fallu tomber sur Alain Dubuc, Nathalie Elgrably, Pierre Thibeault ou tant d'autres à éviter. On peut dire qu'elle est bien tombée la petite...

Stéphane

mardi 14 août 2007

Recherché : recueil Short & Sweet

Ce bouquin est introuvable. En anglais seulement, je n'arrive pas à dénicher ce livre recommandé par Martel pour notre Premier Sinistre Harpeur.

Pourtant, ce recueil de poésie semble des plus intéressants. Des poèmes courts de partout dans le monde. Je vais poursuivre mes recherches. Si jamais vous tombez dessus par hasard ou par autre chose, je suis preneur: votre prix sera le mien. Ça dépend...mais aucune offre raisonnable ne sera refusée.

Stéphane

lundi 13 août 2007

Harper/Martel : Candide de Voltaire

Plus je lis la section française du site de Martel, plus j'ai l'impression qu'il fait traduire ces messages à Harper par un logiciel comme celui d'AltaVista. Un peu comme les textes de Martineau. Ils sont tellement subtils que l'on peut deviner les mots il a tapé dans google avant de se faire une opinion et s'adonner au name-dropping et aux citations hors contexte. Mais revenons à Voltaire...C'est de sa faute après tout!

Dans Candide on retrouve la fameuse citation "quelques arpents de neige"...Cette phrase a le dos large. On l'associe à Voltaire suggérant au Roi d'abandonner cette colonie outre-mer, la Nouvelle-France. Rappelons que ce roman est empreint d'humour et d'ironie. Voltaire y pèche par licence poétique. Il se permet de faire dire des énormités à ses personnages et parfois il se permet même une intrusion dans le texte. Il y fait valoir ses propres opinions. Soit par la bouche des personnages, soit par la narration à la troisième personne. Mais il faut savoir que ce n’est pas tous les personnages qui témoignent de sa conscience.

J'ai déjà entendu Gilles Proulx traiter Voltaire de démagogue à cause de cette malheureuse phrase supposément responsable de notre destin historique fragile en tant que francophones d'Amérique du Nord. Pas fort de la part d’un prof d’histoire. Mais il prend encore Dollard Des Ormeaux pour un héros…

Dans un autre ordre d'idées, mon point de vue sur Voltaire diffère de celui de Yann Martel. Il affirme sur son site que Voltaire ne reconnaissait pas l'existence de Dieu. Je crois plutôt qu'il la reconnaissait mais ne reconnaissait pas nécessairement sa grandeur. Voltaire restait un déiste, pas un athée à tout prix. Pour lui, le dogme religieux était ridicule, voire dangereux, dans les dérives du fanatisme et du prosélytisme.

En fait, il avait voulu prouver avec Candide que les catastrophes et le mal de vivre commun à toutes les sociétés du monde à travers les âges (encore et toujours l'intemporalité et l'universalité) niaient la présence infiniment bonne et infiniment grande d'une divinité bienfaitrice. Mais pas la présence de Dieu en tant que telle. On peut ne pas être d'accord.

Dans le récit, les péripéties du personnage-titre s'avèrent invraisemblables. Trois continents visités le temps de le dire. Candide ne sait trop quoi penser des envolées verbales de son ami, le philosophe Pangloss. Ce dernier soutient avec tout le sérieux du monde que l'optimisme est le seul salut de l'humanité car Dieu a créé le monde à son image pleine de bonté. Par le ridicule du personnage, Voltaire raille l’argumentation de l’optimisme à tout crin.

Mais les optimistes du 18e siècle annonçaient peut-être les positivistes du siècle suivant. Ces derniers croyaient qu'une fois la science exacte maîtrisé, tout se déroulerait parfaitement et rien n'échapperait au savoir de l’humain. Même si cette perception s'éloignait d'une pensée déiste et remettait en question l'intervention de Dieu dans la création des éléments terrestres, l'idée d'un avenir sans faille, utopique, était là. Parfois en philosophie, comme en politique, les extrêmes se touchent.

jeudi 9 août 2007

Rattrapage Harper/Martel - Bonjour Tristesse

Déjà que Harper n'a pas l'air d'un grand lecteur, son oeuvre préférée reste le Livre des records Guiness(dixit Martel), il ne semble pas être trop francophile non plus. S'exprimant dans la langue de Houellebecq avec l'aisance d'un John Baird devant des écolos, il ne doit pas tellement apprécier la culture de l'Hexagone. Petite effronterie de Martel qui va lui proposer ce roman typiquement français écrit par Françoise Sagan.

Bonjour tristesse parle de l'été d'une jeune fille de 17 ans, Cécile, vivant avec son père, Raymond, veuf depuis 15 ans, dans le sud de la France pour quelques mois. Le père, auto-didacte du monde des affaires, est doué pour le bon temps. Hédoniste sans attache, il cumule les aventures féminines. Le tout sous le regard amusé de sa fille.

Raymond vit une idylle obligatoirement temporaire avec Elsa, jeune femme de 29 ans. Petit bonheur tranquille jusqu'à l'arrivée d'Anne, une quadragénaire plus inspirante pour le père de Cécile. Après quelques temps passés ensemble, les deux amants décident de se marier. Ce qui changera considérablement l'été de Cécile, occupée jusque là à paresser et à négliger ses études.

Ce n'est pas tous les lecteurs qui comprendront le cheminement de Raymond. Encore moins de lecteurs ressentiront une quelconque sympathie. Son aventure plus ou moins sérieuse avec la jeune Elsa jusqu'à l'abandon au mirage de la stabilité avec Anne, malgré son balancement entre deux extrêmes en apparence, est pourtant logique. Tout comme son désir soudain de reconquérir Elsa. En bon épicurien qu'il est, Raymond ne veut rien perdre. Il veut tout saisir. La stabilité comme la facilité. La jeune Sagan de l'époque, âgée de 19 ans, formulait avec brio les tourments liés au désir d'un homme mûr. Comme si elle en savait quelque chose...

La fin tragique questionne la notion de culpabilité. Car rien n'est laissé au hasard dans le roman. Ni les machinations de Cécile, ni les "hasards" sinueux de la route conduisant à la mort d'Anne. Cécile et Raymond pourront-ils reprendre leurs routines frivoles dans les boîtes de nuit parisiennes? Probablement, mais rien ne sera plus comme avant. Cet été-là, Cécilé a vieilli plus qu'elle ne l'avait souhaité.

mercredi 8 août 2007

Une rentrée à tout casser avec Amaze of space et KidSentiment!



Une rentrée à tout casser avec Amaze of space et KidSentiment!

C'est dans l'ambiance survoltée de l'Hémisphère gauche que les formations montréalaises Amaze of space et KidSentiment se produiront le 25 août. Le coût d'entrée est de 6$. Le show débutera autour de 22 heures.

La formation psychédélique expérimentale Amaze of space en surprendra plusieurs avec son rock tout droit venu de l'espace pour conquérir les mélomanes terriens! Laissez-vous convaincre en allant les écouter au www.myspace.com/amazeofspace

Vous avez manqué le premier show de KidSentiment? Qu'à cela ne tienne! Voici l'occasion de vous rattraper. À peine ont-ils terminé l'enregistrement d'une dizaine de succès que les membres de KidSentiment remontent sur la scène de l'Hémisphère gauche.

Après ce spectacle en sol montréalais, KidSentiment, le quatuor en technicolor, se produira dans d'autres villes du Québec. Chicoutimi et Sherbrooke sont déjà confirmés sur la liste. D'autres villes s'ajouteront. Retourner sur le www.kidsentiment.com pour savoir les dates à venir.

À bientôt...sur le plancher de danse!
-30-

Pour renseignement, demandez Stéphane : 514-528-0575 ou kidsentimentpop@yahoo.ca. Visitez le www.myspace.com/kidsentiment

lundi 6 août 2007

Rattrapage Harper/Martel - Tranquillement pas vite

La Bhagavadgita

Pas une lecture facile. Juste prononcer le titre s'avère plus compliqué qu'un roman de Marc Levy.

Je le perçois ce long poème comme un questionnement ultime sur l'engagement. Sur le fait de renoncer au combat pour ne de ne pas renoncer à ses valeurs. Le tout sous une forme poétique et un fond politique. Poétique parce qu'il s'agit d'une métaphore de nos vie. Sur les choix que nous devons faire quotidiennement et leurs implications sur la suite de notre existence. Et politique sur l'importance donnée au sens de l'engagement.

Dans La Bhagavadgita ou "le Chant du bienheureux", Krishna(rien à voir avec les robes orangées de nos aéroports. Ou si peu.) enseigne à Arjuna, le guerrier indécis, le renoncement aux biens terrestres pour trouver des réponses dans l'ascétisme.

Chaque religion tend à l'universalité dans ses valeurs et principes. La philosophie pour sa part recherche la vérité. D'où la notion d'absolu si chère aux différents courants de pensée traversant les âges. L'intemporalité serait encore plus au centre de La Bhagavadgita. Élaborer une morale transcendant les époques.

D'ailleurs, la dichotomie entre le divin et l'absolu ralentisse la lecture. Pour apaiser ma curiosité je devrais relire le tout avec un dictionnaire philosophique. Je me suis rabattu sur les nombreuses notes à la fin du bouquin. Les retours au texte après de nombreuses notes me confondaient quand je revenais au texte initial.

Le krishna professe de "libérer l'esprit de la tyrannie de l'ego". D'où la pertinence de ce texte plus de 2000 ans après sa création. On sent une vague ressemblance avec Cash city de Luc de La Rochelière. Je déconne à peine.

Ça reste religieux. Surtout quand le sage recommande d'abandonner toute forme de désir. Ne jamais se soumettre à ses "bas instincts". Ne pas se laisser guider par le plaisir. Ça me rappelle un curé lors d’une homélie. Il prêchait que la joie pouvait être éternelle alors que le plaisir n'est que d'un instant. Je peux vous dire que ça marque un jeune à 9-10 ans...J'aurais aimé lui répondre que la joie, ou pourquoi pas le bonheur, se trouve souvent dans la suite de petits plaisirs.

jeudi 2 août 2007

Romane jour 254 - Avec pas d'casque



Les jours du casque à la Mike Foligno sont maintenant choses du passé. Depuis un peu plus d'une semaine, Romane ne porte plus son casque pour sa tête. Ce qui fait ressortir une chevelure aussi hirstue que frisée. C'est tordu car ni la maman ni moi n'avons les cheveux bouclés de la sorte...Mmmh...Si ce n'était des yeux bleus de Romane je me poserais des questions.

Ça lui donne un petit air Shirley Temple. C'est déjà mieux qu'un air Shirley Théroux. J'avoue qu'au départ, avec ses cheveux frisés, je craignais les ressemblances éventuelles avec Jean Charest. Tant que ce n'est qu'une vague ressemblance capillaire et non idéologique(j'allais dire intellectuelle mais ça ne s'applique avec notre premier sinistre.)

vendredi 27 juillet 2007

Puisque c'est mon nom

Appelez-moi Stéphane. D’entrée de jeu je dois dire que je connais cette pièce par cœur. J’ai dû visionner pas moins de 20 fois la version en télé-théâtre avec le casting original réunissant Marc Messier, Giles Renaud, Serge Thériault pour ne nommer que ceux-là.

Je me demandais bien comment Antoine Bertrand aller reprendre ce rôle-titre plus grand que nature. Et les autres? J’avais des préjugés défavorables envers Luc Guérin. Il se débrouille pas mal je dois avouer.

Pour résumer, Stéphane Sylvain est un prof de théâtre à la carrière chancelante qui offre ses services pour enseigner son ART dans une salle communautaire de banlieue. Rapidement, le manipulateur en lui se manifeste. Il joue avec les bibittes des ces aspirants comédiens et s’en sert pour les manipuler davantage. Ceux-ci ont des personnalités variables : Jean-Guy le comique, Régent le poigné, Gilbert la femme au foyer satisfaite de son sort, Jacqueline la femme au foyer pas si satisfaite de son sort, Louison l’extravertie qui cherche toujours un peu à se matcher.

En 3 mois ils vont monter une pièce qui s’avère un ramassis de vaudeville berçant dans la création collective où les personnages de Jean-Guy et Jacqueline déversent de larges pans de leurs vies privées. Ça finit mal. La femme de Jean-Guy comprend la catharsis, le mari de Jacqueline, non. Ce passage était moins évident dans le télé-théâtre que dans l’adaptation d’hier.

J’étais curieux de savoir comment la scène de la fin serait montée. En film, la réalisation se contentait de faire un montage avec des photos montrant une pièce plus proche du vaudeville. Aucune référence n’était faite à une création collective en tant que telle. Là, on sent que Meunier a voulu se payer la gueule des théâtreux et de la prétention pédagogique de ce type de création en vogue au cours des années 70.

Antoine Bertrand cabotine pas mal mais ça ne détonne pas. Par moment je me suis demandé si les comédiens ne décrochaient pas parce que c’est devenu la norme dans les théâtres d’été. Reste que le show se tient et je connais assez la pièce pour avoir détecter quelques improvisations ici et là.

Il y a des p’tits trucs dans cette adaptation qui ne fittent pas. Quand ils font l’exercice d’imagerie mental, Stéphane spotte littéralement Louison qui se caresse de manière «vulgaire». C’est plus ou moins logique avec le personnage car plus tard dans la pièce il va plutôt se rapprocher de Jacqueline. Tout aussi vulnérable. Peut-être même plus.

Aussi, je ne comprends pas trop pourquoi le texte original a été modifié à certains endroits. Stéphane Sylvain admet être en année sabbatique alors que dans la version originale il se disait lui-même « plutôt sabbatique ». Un non-sens linguistique qui aurait dû rester là! Même chose dans la réplique juste avant où Jean-Guy demande à Stéphane s’il tourne dans « des commerciALS » sans faire l’accords du pluriel correctement. Ça a été changé en ramenant le tout au singulier. Cet erreur de français dénotant l’éducation du personnage, peu scolarisé. Enfin, ce sont des menus détails mais je suis un geek de Claude Meunier.

Je me demande bien ce qu’ont pensé les nombreuses personnes du 3e âge présentes dans la salle. La subtilité des gags à même le langage, propre à Meunier, passait souvent inaperçu. Les acteurs devaient d’ailleurs se demander qui étaient ces hurluberlus de la première rangée riant des répliques avant qu’elles ne soient dites!

Un bon gag de mise en scène. Drainville débutant en impro. Il fait plein de bruits juste pour mimer l’ouverture d’une porte. Un classique de débutants. Je ne sais pas si c’était dans la pièce originale mais c’est bien pensé.

Je le conseille à tous ceux désirant voir une pièce libre des contraintes de ce qu’on a appelé, à tort ou à raison, le genre « théâtre d’été.» Pas de claquages de portes, pas de stepettes exagérées (peut-être quelques-unes d’Antoine Bertrand mais ça collait avec le personnage). Plus subtil que Les voisins et aussi plus dramatique.

jeudi 26 juillet 2007

Hillbilly Fuckface

Désolé du temps pour reprendre du service…Il fait beau, c’est l’été. Vous avez mieux à faire que de lire ce blogue, non? Non? Vraiment? Alors je poursuis…

Je suis allé voir et surtout entendre en vrai la Voix de Glen Quagmire! Imaginez, la bande de Family guy au complet sur la scène de la Place des Arts.

J’ai ri et j’ai apprécié entendre un Seth Macfarlane affirmer que son show en est un de gauche. Il n’a pas le complexe de l’extrême-centre présent chez la plupart de nos artistes qui ne veulent pas se mouiller.

La soirée en tant que telle, donc. C’est évident que c’est dispendieux un spectacle de chaises à 73$. Merci à mon ami Matthieu Petit de m’avoir permis d’y assister à peu de frais. Gratuitement pour dire la vérité.

Le concept reste fort simple. Les voix de Family guy prennent place sur scène et lisent les répliques d’un épisode complet. Comme lorsqu’il faut approuver un épisode avant la mise en onde. J’avais déjà d’ailleurs vu l’épisode en question. Quagmire(YES!) perd son boulot de pilote d’avion et il est hébergé chez Peter quelque temps. Le tout entrecoupé bien sûr de flashbacks absurdes et hilrants!

Seth Macfarlane animait le tout avec un sourire indélébile. Le gars était content d’être là et ça paraissait. Il se permettait même des commentaires par-dessus le texte.
Dans un passage de l’émission où Peter Griffin regarde le « Redneck channel », on peut voir un documentaire adapté pour les croyances des Redneck. Le tout censuré par des allusions créationnistes si chères aux Américains. MacFarlane est alors sorti de son personnage pour affirmer qu’aux States ils devaient constamment dealer avec ce genre de shit. Il en a même ajouté en rappelant que Stephen Harper a des allures d’Hillbilly fuckface. Mourant.

D’ailleurs la censure religieuse a déjà frappé Family guy. Un clip représentant la dernière cène montre Jésus portant un toast et lève sa coupe. Les apôtres font de même et prennent une gorgée. Lorsque Jésus dit « ceci est mon sang » tous les disciples recrachent le vin divin! Mourant(bis).

On a eu aussi droit à une improvisation entre la voix d’Herbert, le vieillard pédo, et Chris, le fils dysfonctionnel des Griffin. Un échange rempli de gags en bas de la ceinture il va sans dire…les deux comiques ont su s’arrêter avant que ça ne dérape.

Le pacing pouvait paraître un peu brouillon mais ça rendait le tout très sympa. Les fous rires fusaient de part et d’autres.
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En terminant, je vous annonce que ce soir je vais voir Appelez-moi Stéphane. Je connais le texte par cœur. J’ai surtout en tête la version télé-théâtre avec entre autres Marc Messier et Serge Thériault. J’ai hâte de voir ce que ça va donner. Je vous en reparle demain.

mercredi 18 juillet 2007

Élise de Michel Vézina

L'été c'est fait pour critiquer des livres on dirait. Voici donc ma dernière critique d'un bouquin de Michel Vézina, Élise.

http://www.canoe.com/divertissement/livres/critiques/2007/07/17/4346856-ca.html

Stéphane

mardi 17 juillet 2007

Rattrapage Martel/Harper - Elizabeth Smart

J’ai vu Lexington Avenue se dissoudre dans mes larmes, version française de By Grand Central station I sat down and wept, est une véritable envolée lyrique en prose. D’une certaine manière, c’est aussi un "road book" comme dirait Michel Vézina. La narratrice, maîtresse d’un homme marié toujours en fuite de la réalité, nous convie à un voyage à travers les États-Unis, le Canada. Elle nous transporte aussi dans les méandres de sa propre souffrance.

Un flot continu d’images fortes et des métaphores surprenantes ponctue ce récit autobiographique. Elle l’aime son homme et elle serait prête à tout abandonner pour le suivre. Elle voudrait savourer chaque instant vécu dans les derniers jours comme un moment qui n’a jamais commencé, jamais fini. Constant. « Nous allons prendre le désordre du monde et nous en faire un nid suspendu qui se balancera confortablement comme s’il était aussi lointain, aussi oublié par l’histoire que le droit des Indiens à la liberté. »

Malgré son intensité, on peine à imaginer qu’un tel adultère ait pu alimenter une controverse. Peut-être est-ce dû au fait que c’est rédigé par une femme. Allez lire Montherlant et vous m’en donnerez des nouvelles. La propre mère d’Elizabeth Smart, à l’époque(1945), s’est servie de ses contacts au gouvernement pour empêcher la publication du bouquin.

Il ne faut pas lâcher le roman en pleine lecture. Et pas seulement parce qu’il est adroitement écrit mais surtout parce qu’il se lit comme on a l’impression qu’il a été écrit : d’un seul souffle. Les repères restent foule lorsqu’on reprend la lecture au beau milieu d’un long cri désespéré jusqu’à l’agonie.

Quand les émotions priment, les arguments, la logique, la bonne conscience prennent le bord. Et c’est tant mieux dans ce type d’autofiction, hyper subjectif par définition.

Mais la question demeure semaine après semaine : pourquoi Martel veut faire lire ça à Harper?

vendredi 13 juillet 2007

Mervil l'enchanteur

Le chanteur en mal de cause, Luck Mervil, monte maintenant au front aux côtés des assistés sociaux organisateurs d’événements tristounets tels Rozon et Legault. L’ex-chanteur de Rude Luck sait-il que nos deux bonzes tiennent un discours essentiellement à droite encourageant des projets d’affairistes. C’est Françoise David qui doit être gênée ce matin de lui avoir prêté la parole…

Le plus drôle c’est la plainte formulée par Mervil : « La Ville aurait dû nous dire dès le début que des policiers pourraient manquer parce que c’était aussi le Festival de Jazz et la Fête du Canada. On ne pouvait pas savoir, nous, mais eux, oui… » T’as jamais entendu parler du Festival de Jazz mon beau Luck? Pis la Fête du pays voisin non plus? Toi qui as déjà chanté à cette fête après avoir mentionné que tu étais souverainiste…J’ai même cru après que tu ne l’étais plus…Mais non, tu as appuyé Boisclair à la chefferie du PQ, un des candidats les plus à droite, pour ensuite te rallier à ….Québec solidaire, un parti de gauche.

Si j’étais toi Luck, je lirais autre chose que des slogans pour me constituer une véritable pensée politique cohérente. Là, tu es à l’implication politique ce que Richard Martineau est au commentaire d’actualité : tu dis tout et son contraire et tu ne sembles même pas en être conscient.

À quand un site Internet appelé «Que lit Luck Mervil»? Y a-t-il des volontaires pour lui établir une bibliographie? Où êtes-vous donc Messieurs Péan, Laferrière, Jasmin, Beaulieu?

Au secours, la naïveté ou l’hypocrisie de Mervil empeste…

jeudi 12 juillet 2007

Romane jour 233 - En vrac



Quand je disais que Romane était moqueuse...Elle se fout même de la gueule de son monstre favori! Ce n'est pas parce qu'elle est obligée de porter un casque à la Butch Goring qu'elle en perd son sens de l'humour.

Recherché : une giraffe répondant au nom de Sophie a été projetée hors de la poussette sur l'avenue Mont-Royal une fois de plus. Cette fois nous n'avons pas pu la retrouver.

Ah oui! Romane a prononcé dans le bain pour la 1ère fois le mot "Papa"! Certes, le tout était prononcé à même plusieurs va-va, fa-fa, ba-ba, etc. Mais quand même! C'est moi qui était avec...
Stéphane

lundi 9 juillet 2007

Rattrapage Harper/Martel - la suite
D’emblée, je dois admettre avoir toujours eu un préjugé défavorable quant au roman policier. Les romans d’Agatha Christie en particulier. Je devrais dire que «j’avais» ce préjugé car je me suis rendu compte que cette hantise provenait d’un malentendu. Je me suis rappelé mon secondaire 1. Le prof nous imposait la lecture d’un roman de cette vieille anglaise. Cette enseignante nous faisait un peu peur. Le livre fut lu avec crainte de ne pas avoir découvert les bons éléments pour notre compte-rendu. J’ai justifié cette hantise envers le policier en prétextant que la psychologie des personnages était négligée en ne s’appuyant que sur l’histoire.

Plus tard, j’ai vu une adaptation de Dix petits nègres. Gilles Pelletier m’avait touché dans son interprétation. Ça a tout de même pris du temps avant de me lancer dans la lecture du roman policier. Je reste un néophyte. Avec San Antonio et les polars trash, j’ai pris goût à ça. Maintenant je considère ce type de lecture comme un genre à part entière. Même l’expression «littérature de gare» me gêne un peu.

Que penser du roman Le meurtre de Roger Ackroyd alors? Ce n’est pas à proprement parler un roman trash. Mais la conclusion en contient des éléments annonciateurs.

AVERTISSEMENT LE PASSAGE QUI SUIT DONNE DES ÉLÉMENTS DE L’HISTOIRE
Le narrateur meurtrier, avec les quelques indices se trouvant dans le texte, surprend peut-être plus ou moins mais les indices n’en sont pas moins bien ficelés. Il faut aussi penser que dans les années 20 c’était nouveau comme concept. Et si on peut s’attendre à ce que le narrateur soit le meurtrier, qui aurait pensé qu’il finirait par se suicider suivant les bons conseils d’Hercule Poirot? D’où les signes précurseurs du polar trash.

Ce qui en fait un livre lu très rapidement. Ne serait-ce que pour refaire tout le trajet logique dans l’esprit parfois confondant de l’enquêteur Poirot. J’avancerais encore que ça annonce les films d’action avec un enquêteur à la retraite qui ne s’engage dans une mission que parce que celle-ci possède quelque chose de particulier. C’est à se demander si Poirot n’avait pas détecter dès les premiers instants que le bon Docteur Sheppard n’était pas l’authentique meurtrier de Roger Ackroyd.

Stéphane

vendredi 6 juillet 2007

Rattrapage Martel/Harper

J’ai lu les livres suggérés par Martel depuis quelques temps mais j’avais d’autres priorités. De toutes manières, je ne suis pas certain que notre bon PM soit aussi avancé dans ses lectures.

Petit mot sur Yann Martel d’abord. Son site, francisé par le prévisible «Que lit Stephen Harper?», est foutrement mal traduit. J’ai rarement vu un auteur aussi acculturé à l’autre solitude (une solitude tout de même entourée 300 millions de ses locuteurs de ce côté-ci de la flaque). Richler doit jubiler.

Martel, sur son site, glorifie Mackenzie King et Laurier comme quoi ils possédaient plusieurs livres. Pis après? Duplessis aussi avait une grosse bibliothèque. Lisait-il ses livres pour autant?

Il faut se méfier de ces listes d’indispensables lectures ou CD qui pullulent dans les périodiques. Mojo publie sa liste d’essentiels aux trois mois. Pivot dirigeait La bibliothèque idéale. Beigbedder s’est lui aussi livré à l’exercice dans son Dernier inventaire avant liquidation. Pourquoi alors suivre aveuglément un auteur même pas foutu d’écrire dans sa langue maternelle? Pour passer par la tête de Harper. Dans la mesure du possible.

D’ailleurs, je me demande ce qu’il a ressenti en lisant La ferme des animaux. Martel a-t-il voulu prévenir notre bon PM de l’ivresse du pouvoir? Harper qui n’a pas de vice-Premier ministre, qui a commis des décisions douteuses dans ses nominations ministérielles, serait-il candidat à l’abus de pouvoir dont sont victime les habitants de la ferme des animaux?

Les deux antagonistes du roman, Boule de neige et Napoléon, incarne le duo Trotski et Staline. Un Orwell désillusionné de l’URSS a tourné en dérision nos deux bolcheviques en métaphore porcine.

Si vous avez aimé La peste de Camus ou Rhinocéros d’Ionesco, vous apprécierez La ferme des animaux. Une belle fable animalière appelant à la vigilance politique. Si on pense surtout à la Révolution d’octobre en lisant le bouquin, les Révolutions française et américaine ne sont pas loin derrière.

jeudi 5 juillet 2007

François-Étienne désemParé

J'ai eu un doute quand je l'ai vu gauchement manoeuvrer un BBQ dans une pub de Canadian Tire. Un rôle muet de troisième ordre au sourire béat pour un acteur qui a de la gueule, qui s'exprime bien, c'est inquiétant. Par la suite, il prêtait sa face à une pub de comptables ou je ne sais trop. Là, je me suis dit : "ça va pas ben".

François-Étienne Paré(FEP) m'a déjà donné un atelier d'impro. Un gars aimable, à l'écoute. Il n'est pas là pour te démolir. Pas à pas, il te dit "ce qui va, ce qui ne va pas." Comme dans la comptine de Passe-Partour où on peigne une orange.

Bref, je ne le voyais plus que dans des spots publicitaires minables. Moi qui ne regarde pas trop la boîte à image, ça ne me rendait pas trop nerveux pour lui. Peut-être allait-il ressurgir dans une série lourde(comme les appelle PKP) de TVA ou de Radio-Can.

Le pire arriva. Je vois le visage angélique de FEP dans mon téléviseur me décrire toutes les beautés d'un paysage inouï. Le ton surjoué de son débit me laissait présager le pire justement. Je savais que c'était une autre de ces pubs minables; juste bonnes à faire manger les comédiens(sushi ou caviar?). Et que dire de la chute? Après que ce grand improvisateur enchaîna tout ce par coeur avec un enthousiasme sans surprise(vraiment trop joué!), il révèle à son interlocutrice figurante muette que tous ses joyaux touristiques, eh bien, il les avait vu au KKKANADA. COmme si c'était une surprise! Une proximité! Un si beau grand pays...le plus meilleur(dixit Chrétien).

Que t'arrive-t-il François-Étienne? Sincèrement, je me le demande. As-tu besoin de t'abaisser au rang des compagnies de pubs frauduleuses(désolé du pléonasme) qui ont placardé notre pays, le vrai, d'unifoliés de toutes sortes pour nous faire avaler leur nation-building à travers la gorge comme un poison? Honnêtement, fais-tu de la coke? Ça arrive à plein de comédiens...t'as pas à être gêné de ça.

Au moins dans les pubs du PLC aux élections de 2006, ils sont allés chercher des inconnus. Là, ils se servent de toi...à moins que tu dises que tu es...Fédéraliste! Dans ce cas, j'aurais préféré que tu aies des dettes de coke...

Stéphane

mercredi 4 juillet 2007

Capital sympathie



Petit retour sur le tournoi à Victo ce week-end. Ce grand week-end devrais-je dire.

Ma nouvelle équipe, L'ANONYMAT, a remporté les honneurs de l'Équipe la plus sympathique du tournoi...C'est la 2e année que je remporte ce distingué prix! À voir une des deux photos, on n'aurait pas cru...mais la photo avec sieur Ben Ash démontre bien la sympathie qui régnait au cours du week-end...Sympathie ou ivresse?
Stéphane

mardi 3 juillet 2007

L'âge du christ

Je ne me suis jamais pris pour le messie...et encore moins avec l'année qui débute aujourd'hui pour moi!

Stéphane

jeudi 28 juin 2007

Si Michel Beaudry se le permet...

...je peux donc moi aussi souligner l'anniversaire d'un lecteur! Et pas n'importe quel lecteur. Il s'agit de Janick Lavoie! Qui célèbre aujourd'hui ses *censuré* ans.

La première fois que je lui ai adressé la parole c'était sur la galerie chez mes parents à Asbestos alors qu'il était venu chez moi avec Pierre Mayette.

Nous sommes devenus bons copains au secondaire. C'est d'ailleurs à ce moment que s'est formé le noyau "crapette", qui existe toujours et fait encore des ravages.

Au Cégep, nous habitions la même rue...Quand je suis allé à l'Université de Sherbrooke, j'habitais avec lui. Cette "union" dura 11 ans! Oui! Oui! J'ai cohabité avec Janick Lavoie pendant 11 ans. Seulement une petite année en 2000 où j'ai "concubiné" avec une copine de jadis. Pour le reste, nous étions un vieux couple. Quelle surprise dans les yeux des Asbestriens que je rencontrais qui me demandaient "Vois-tu encore Janick?" ...Je leur répondais : "oui j'habite encore avec lui...".

Nous sommes restés de vieux ados qui continuent de voir des shows, trippent sur des films, vont voir l'impro. Bref, nous vivons tous les deux pour nos passions. Nous refaisons le monde régulièrment autour d'une bière car nous n'avons rien perdu de ce caractère aussi bouillant qu'utopiste, typique de l'adolescence.

Année après année nous allons au Festival des Gourmands ensemble, partageons un chalet dans le temps des fêtes, sortons dans les bars le vendredi. Un peu moins souvent qu'avant dans le dernier cas mais c'est encore plus événementiel quand ça se passe...

Du temps de Guérilla nous partagions un bref temps de scène alors que je jouais de la guitare pendant le classique "Guérilla manifeste."

Non, nous n'avons pas vieilli. Et nous nous y refusons. Certes, j'ai un enfant, Janick a une voiture.(je tiens à préciser que si Janick va sûrement changer sa Focus d'ici quelque temps, moi je vais garder Romane) Sommes-nous embourgeoisés pour autant? Pas une miette.

Ce soir Janick sera l'arbitre du premier match du Grand Week-end d'impro à Victo. Si vous passez dans le coin, ne manquez pas de lui faire la bascule.

Joyeux anniversaire!
Stéphane

mercredi 27 juin 2007

Victo Impro city! (bis)

Eh oui! Pour une quatrième année consécutive je participerai aux festivités du Grand Week-end d'impro de Victo. Je représenterai l'Anonymat, une nouvelle équipe volante de Montréal.

Si vous passez par les Bois-Francs(ça arrive!) ne manquez surtout pas ça!

Victo, c'est pas juste la ville de Dumas et des Chick 'n' Swell...même si c'est déjà pas pire!

Pour patienter, allez voir leur site : http://www.improlive.com/grandweekend/index.htm

Stéphane

vendredi 22 juin 2007

Allez écouter ça!

Pas le choix. Il faut aller écouter les chansons de KidSentiment sur myspace.

www.myspace.com/kidsentiment

Écoutez, écoutez, écoutez...assez pour vour en rappeler et chanter avec nous le 7 juillet à l'Esco!

StephSentiment

mercredi 20 juin 2007

Romane jour 211 - tel père, telle fille(bis)

Romane n'a pas seulement mes yeux. Elle aurait aussi mon sarcasme. Chaque fois qu'un autre bébé pleure devant elle, elle rit aux éclats.

Dois-je l'amener voir un pédo-psychiâtre? Certainement pas le Dr.Lussier à Drummondville.

Stéphane

mardi 19 juin 2007

The Kid stays in the picture!

Eh oui! Allez voir les nouvelles photos de KidSentiment à l'adresse suivante www.myspace.com/kidsentiment! Pour vous donner un avant-goût...


StephSentiment

vendredi 15 juin 2007

Auto-plogue

Allez voir la dernière édition du Magazine Jobboom en kiosque. Vous reconnaîtrez quelqu'un...J'en dis pas plus.

Stéphane

mercredi 13 juin 2007

Normand Baillargeon

Il n'est jamais trop tard pour répandre une bonne nouvelle...

http://www.ledevoir.com/2007/06/09/146759.html

C'est à souhaiter que cette découverte des Français fouette le lectorat québécois et que le contenu de l'ouvrage de Baillargeon sache inspiré nos médias et nos hommes politiques.

Stéphane

lundi 11 juin 2007

Ça vaut la peine...

Ça prenait bien Foglia pour me faire mettre un lien de La presse...

http://www.cyberpresse.ca/article/20070609/CPOPINIONS05/706090663/-1/CPOPINIONS05

Seul voix discordante dans le choeur des pleureuses déplorant un moyen de pression légal.
Stéphane

vendredi 8 juin 2007

Merci (insérez la divinité de votre choix) c'est vendredi!

Voici le TOP 5 des tounes pour me crinquer le vendredi...

1- Betsy Party / Starshooter
2- Speed of light / Teenage fanclub
3- Cherry Bomb / The Runaways
4- Toi et moi / Jacno & Miossec
5- L'amour avec toi / Michel Polnareff

StephSentiment

mercredi 6 juin 2007

Un mois

Eh oui! Un mois, c'est tout ce qui reste avant le premier show de KidSentiment, le 7 juillet.

KidSentiment c'est mon bébé rock and roll(en plus de Romane). C'est la symbiose de toute la musique que j'ai appréciée dans ma vie. Il y a longtemps que je rêvais d'avoir Jean Masson à la guitare à mes côtés. C'est chose faite. Ne reste qu'à l'entendre en show et sur disque.

Bientôt, notre page MySpace(désolé Béru, nous n'avons pas votre notoriété et encore moins votre visibilité pour se payer le luxe d'un boycott de Rupert Murdoch)affichera deux pièces. Vous serez à même de constater l'énergie, la folie de KidSentiment.

Le 7 juillet, nous concrétiserons le travail des derniers mois par un premier concert. J'espère vous y voir tout autant que vous êtes.

StephSentiment

mardi 5 juin 2007

Rattrapage

Comme dirait Dieudo, mes excuses...

J'ai interrompu ma lecture des bouquins suggérés par Yann Martel pour notre PM. Mais je vais me reprendre. Je poursuis cette semaine la découverte des bouquins de George Orwell, Agatha Christie et Elizabeth Smart. Soyez sans craintes.

J'admets que la politique française a accaparé mes lectures le mois dernier. D'une BD sur Sarko au Charlie Hebdo(dont j'ai vu les bureaux dans le 3e arr.), je n'ai pas eu beaucoup le temps pour les suggestions de Yann Martel dans le TGV.

À plus,
Stéphane

lundi 4 juin 2007

La dernière semaine du périple

Bon, ça y est j'y suis. De retour dans mon confortable 6 et demi sans avoir à faire et défaire mon sac aux 24 heures afin de repartir en train. Je vais donc vous bombarder en rafale des bribes de souvenirs de cette dernière(et non la moindre) semaine.

Je ferai fi des descriptions bulcoliques du Paris by night parcouru presque sous la puie à deux reprises. Parlons des matchs.

Massy. Un arbitre incroyable. Une répartie aussi surprenante que génial. Ce type se nomme Jean-François Wendling. Nous l'avions connu l'an dernier à Beauvais. Sympa en plus. Sans lui le match n'aurait pas été ce qu'il était.

Entre ce match et celui d'Evry nous avons visité le chateau de Vau-le-Vicomte. Bâti par Nicolas Fouquet en 1661, il fit l'envie de Louis XIV qui croyait que le Sieur Fouquet allait lui ravir son titre. Plutôt son autorité en fait car le chateau de Fouquet suscitait l'admiration. Louis XIV en appréciait d'ailleurs bien les qualités car il s'en inspira pour le Chateau de Versailles. Le même Architecte, André Lenôtre, s'occupa de l'élaboration de ce dernier Chateau.

Match D'Evry. Encore là, une arbitre que nous connaissions. Madame Pascale Liévin. Une dame admirable. Un personnage d'arbitre sans concessions qui se tient. Et non une émule cheapette d'Yvan Ponton. Petite remise en contexte. Beaucoup de Français semblent ne connaître l'impro que par ses préceptes d'origine largement inspirés, voire copiés, sur le protocole du hockey. Donc, au départ, Yvan Ponton affichait son air bête(semblable à celui qu'il arborait dans Slap Shot) et faisait bien la job comme on dit. Mais les choses ont changés. L'arbitrage n'est pas toujours confiés à un petit tyran. Le match a évolué et les arbitres aussi. Il n'est plus rare d'entendre un arbitre complimenter les joueurs ou simplement sourire en public. Je croyais presque ce concept n'avait pas traversé l'Atlantique mais avec des Arbitres comme M.Wendling et Mme Liévin je sais que les choses sont entre bonnes maines et je peux regretter mes remarques impérialistes de Québécois improvisateurs.

Pour revenir au match d'Evry en tant que tel, disons que le poster de la soirée affichait un gros TABERNAC...Le ton était donné. Le temps passé à expliquer qu'on ne disait pas tabernac mais bien tabArnak...J'ai bien aimé la justification pour l'erreur: "Sur Internet il était écrit TABERNAC..." Eh oui! Et sur Internet il est aussi écrit que les attentats du 11 septembre ont été fomentés par les Bérets Blancs et le fantôme de Camille Samson...Enfin, pour ce qui est du match, disons que sa grande faiblesse était l'interférence continue des joueurs voulant toutes et tous placer un gag, parler plus fort que l'autre, etc. À ce stade de la tournée ma patience s'effritait quand je me retrouvais seul dans une mixte avec 5 joueurs de l'équipe adverse qui ne s'écoutait pas plus entre eux qu'ils ne m'écoutaient moi...Imaginez. Sans rancune. Ça reste de l'impro.

Grenoble, la magnifique. Ville superbe. Je le dis chaque année mais c'est parce que la splendeur de son paysage admirable à chaque coin de rue me rend intarissable. Et de plus, cet asso est des plus dynamiques. Après une soirée bien arrosée où deux de mes compères(je ne les nommerai pas pour préserver la réputation de Ben et Seb) ont dormi sur un banc de parc car il ne savait le numéro du code du bloc appartement où ils devaient dormir, nous avons connu encore une fois, comme il est coutume en fin de tournée, un match époustoufflant. Je crois avoir peut-être brûlé mes jokes sur Sarkozy et mes pas de Break dance pour une prochaine tournée mais je me suis amusé à fond. Toute l'équipe avait la pêche comme disent les Français. Un peu de décrochage qui dénotait un grand plaisir d'être sur scène pour divertir 400 étudiants universitaires allumés réagissant au quart de tour.

Voilà en gros ce qui s'est passé. D'autres anecdotes ressurgiront ici et là au cours des jours à venir. Je vous en ferai part à mesure que mon souvenir me le permettra. Il y a tant et tant de moments en tête. C'est difficile de savoir par où commencer.

Stéphane

P.S. Avec tout ça j'ai enfin trouvé Sophie la Giraffe pour Romane. Même si elle l'a jetée par dessus bord de la poussette sur Mont-Royal je crois qu'elle l'aime bien.

dimanche 27 mai 2007

Moins d'une semaine

Déja quelques jours depuis mes derniers topos de la tournée. En gros, nous avons connu un bon match avec la LUDI de Paris. Nous craignions tous un peu d'avoir été amorti par les 3 jours de congé mais ce fut tout le contraire. Une énergie nous a pulvérisé. Une impro mixte m'a même permis d'incarner Sarko et tous les français me demandaient a la sortie pourquoi je le connaissais autant. Tout de suite après le match nous sommes allés dans le resto d'une ancienne Claudettes de Claude François. Nous avons tous dansé sur Alexandrie Alexandra. J'ai aussi une dédicace spécial de Ketty, la proprio du resto qui a accompagné M. François toutes ces années.

Vendredi, long détour jusqu'a Chambéry. Le genre de ville ou l'on se dit qu'il faut revenir car on ne peut pas faire le tour en 24 heures comme nous l'avons fait. Des échanges parfois musclés, parfois échevelés, des impros par moments un brin confuse et inondée de joueurs mais une énergie constante. Des jouteurs heureux d'être la. A défaut d'une raclée nous avons bouffé une bonne raclette après le match. Des gens accueillants qui nous ont même préparé une tartiflette exprès le lendemain matin. Je crois que notre joueuse Julie Choquette la digère toujours.

Samedi retour sur Paris jusqu'a la banlieue Nord a Arnouville. Une asso dynamique a souhait. Des enfants intervenant dans le match. Couché tard mais souriant. Ma performance de sorcier avec Louis-François Lapointe restera gravée dans ma mémoire longtemps...

Aujourd'hui jour pluvieux sur la Ville-Lumière. Petite bouffe en commun.

Demain, on reprend l'aventure parisienne avec ses musées, ses restaurant,ses boutiques, etc.

Stéphane
P.s. Toujours pas trouvé de giraffe pour Romane. Demain chérie je te promets.

mercredi 23 mai 2007

Jours tranquilles a Paris

Tout va tres bien ici dans la ville lumiere. Pas de match d'impro pour quelques jours ca permet de s'aerer l'imagination. Moins de stress pour visiter la ville.

Je suis alle au theatre hier soir pour aller voir une piece, Bastringue, bastringue, issue du repertoire de la tradition des cabarets allemands. Vraiment interessant le truc. Loin du theatre bourgeois. A l'origine ca s'adressait vraiment aux prolos.

Aujourd'hui je gambaderai pour trouver une Sophie la giraffe pour Romane. Ces giraffes font pouet pouet quand on pese dessus. Hilarant.

A plus,
Stephane

lundi 21 mai 2007

Lyon-Paris

Petit retour sur le tournoi du week-end a Francheville, a cote de Lyon. Fantastique. Un accueil genial. (pardonnez l'absence d'accent: clavier americain.)Nos hotes, Damien, Abdel, Helene, Arnault et tous les gens de l'asso Pieces en stock sont de geniaux organisateurs.

Nous etions reconduit d'un endroit a l'autre avec le plus grand soin. Bouffe, gite, matchs, party, etc. Nous n'avons pas depense un sou durant tout le week-end. C'est fou. Et que dire des equipes? Des Suisses hyper sympas, des Parisiens fêtards(j'ai trouvé ces accents par hasard), des Franchevillois toujours prêts a nous rendre service. Bref, impossible de retourner en France l'an prochain sans aller les voir.

Malheureusement, nous avons dû quitter les lieux comme des voleurs. Nous étions attendus a Paris pour un match avec les Carafes. Durant l'après-midi nous avons joué un dernier match avec les Pariens et notre train quittait Lyon vers 16h45. triste de voir tous ces gens nous chanter Ce n'est qu'un aurevoir...La ronde des baisers fut longue mais trop courte a la fois. Nous serions bien resté toute la soirée pour la conclusion de ce tournoi.

Nous sommes donc arrivé a Paris complètement crevé. Avec nos gros sacs nous avons parcouru les stations de métro avec la horde de parisiens de retour de vacances après le long congé de l'Ascension. Éprouvant. De plus, nous arrivions au bar ou nous jouions et nous devions jouer 20 minutes après. Fou. Nous avons quand meme offert une performance digne de ce nom. Des moments de fatigues paraissaient certes mais nous avons assuré sur toute la ligne.

Aujourd'hui je pars explorer Paris et ses boutiques...stephane Mayer est en ville et nous soupons ensemble.

Demain: théâtre, autres boutiques, cafés, etc.
Stephane

samedi 19 mai 2007

Toujours debout

En rafale.

Toulouse: toujours aussi folle, toujours aussi rose, toujours magnifique.

Entre Toulouse et Lyon : Ben Ash obligé de jouer l'entremetteur entre deux dames sexagénaires qui se disputaient le même siège dans le train. Hilrant...et tout ça est filmé!

Lyon: Cyril se rend compte qu'un cocktail du resto où nous étions s'appelait "manoune"; il posait des questions à la serveuse lui demandant "est-ce que manoune est juteuse?" ou "est-ce qu'elle fait des motons?". Aussi grivois(les Français disent graveleux)qu'hilarant. Et tout ça est filmé.

La vieille ville est très belle. Des fortifications, des théâtres de l'Antiquité. A couper le souffle.

La semi-lustrée participe en ce moment à un tournoi réunissant des équipes de Suisse, Francheville, Paris. Beaucoup de monde beaucoup de plaisir, beaucoup de bières; beaucoup de vins...pour si peu de sommeil. Cet après-midi je fais un match avec des enfants. Ca va m'aider pour apprendre à Romane comment improviser.

C'est fou ce qu'elle me manque la petite.

Stéphane

mardi 15 mai 2007

Retour sur Angers

Pas un retour physique mais un retour anecdotique sur le match de dimanche dernier. J'ai connu l'un de mes plus gros décrochages à vie. Je sais j'ai dit ça chaque fois que j'en fais un mais là je suis parti à rire parce que je me suis moqué d'une femme de 87 ans dont c'était l'anniversaire. Ce n'était pas tout à fait voulu mais une fois lançé j'ai assumé. L'arbitre, Ben Ash de la Semi-lustrée pour l'occasion, m'a demandé des excuses...On s'est bien marré quand même.

Je vous explique. Dans une rimée où il fallait souligner l'anniversaire de trois dames dont c'était l'anniversaire, Valérie, Nathalie et Marcelle. Je croyais le dernier nom était celui d'un homme...Et j'ai donc fait allusion à la moustache de Marcel...C'est pas gentil. J'avoue. Quand j'ai réalisé, il était trop tard. J'étais sur ma lancée.

à plus,
Stéphane

lundi 14 mai 2007

La route des vins

Hier après-midi l'équipe de la Semi-lustrée a visité trois caves à vins dans la Loire-Atlantique. Après je ne sais combien de bouteilles "dégustées" les vins étaient toujours français mais les caves étaient devenus Québécois....

Stéphane

dimanche 13 mai 2007

L'élection de Sarko ne m'a pas encore tué

Je suis toujours vivant. Crevé mais vivant. En effet, je suis exténué de tout ce layon, ce rosé, ce petit rouge qui tache bus deuis un peu lus d'une semaine.

Si vous voulez des résumés de matchs, le forum de la Semi-lustrée serait plus approprié. www.semi-lustree.com
Je peux tout de même vous dire que j'ai eu deux pénalités de décrochage aujourd'hui...La fatigue se fait sentir.

En ce qui me concerne je m'amuse beaucoup en apprenant des chansons paillardes...Ma dernière trouvaille : La branleuse de Taureau. Un musicien des alentours d'Angers nous l'a apprise dans sa cour arrière alors que nous vidions sa cave à vin. Je vous en chanterai un extrait à mon retour.

Sinon, tout se déroule bien. J'ai même fait du Kayak sur La loire...Résultat: une face de homard et des bras sensibles.

à plus,
Stéphane

vendredi 4 mai 2007

Le moment de vérité

Partir en voyage c'est comme déménager. Ça fait 23 fois que je fais le tour de ce que je ne dois pas oublier. Toujours le même petit stress: est-ce qu'on va nous interroger à l'aéroport? Va-t-on retrouver nos bagages? Est-ce qu'on va se faire voler? Pis le cash? Je vais en avoir assez?

En fait, juste avant de quitter, c'est là le plus inquiétant. Une fois bien assis dans l'avion, je n'aurai qu'à attendre la diffusion de la comédie romantique médiocre et je profiterai enfin de ce voyage.

Malgré toutes mes questions, une certitude demeure. Je vais m'éclater un max.
Stéphane

mardi 1 mai 2007

Ça approche!

Plus que quelques nuits et la France s'offrira toute entière devant moi. Ensuite viendront les grandes bouffes, les partys, les nuits sans fins...ah! J'oubliais l'impro. Comme dirait Heidegger: "Ya pire que ça dans' vie." Stéphane

lundi 30 avril 2007

La mort d'Ivan Illitch - Verdict

Premier exercice d'accompagnement du PM Harper dans la lecture des œuvres choisies par Yann Martel. La mort d'Ivan Illitch de Tolstoï, donc. Contrairement au redneck en chef qui prétend ne pas avoir de temps à perdre avec les considérations littéraires de l'auteur montréalais, je me suis exécuté.

Le récit s'attarde davantage aux réflexions du personnage-titre devant la mort qu'aux causes de son agonie. Car si Ivan illitch ne meurt pas dans des circonstances violentes, son trépas se ponctue au rythme de ses interrogations. Allant jusqu'à questionner l'existence de Dieu devant l'ampleur de sa souffrance.

Ivan Illitch remet aussi en question l'efficacité de la médecine. Voire sa pertinence. Devant sa propre impuissance, il déplore l'assurance que la religion et la science déploient face à son tragique destin. Il y perçoit une certaine arrogance.

Il sera tenté de céder par moment. Reconnaissant avoir tout de même passé à travers une vie professionnelle et matrimoniale enviable. Dieu lui sourit presque. Illitch lui tend la main. Pas tant parce qu'il craint un vide dans l'au-delà mais parce qu'il est satisfait de sa vie. Mais si plusieurs personnes se retournent vers le Bon Dieu "Au cas où", Ivan le fait sans intérêt. À peine pour faire plaisir au curé. De la même manière qu'il suit les recommandations du médecin pour feindre une quelconque vigilance.

Le récit montre aussi comment la vie professionnelle ou matrimoniale, tout ce que l'on prend le temps de bâtir parce qu'on veut une situation, peuvent s'avérer d'un ennui mortel devant la fatalité du temps. L'épouse d'Ivan Illitch finit par l'énerver et son boulot ne signifie plus rien.

Je conseille de lire l'édition commentée. Même si ça alourdit la lecture par moment. Certains détails historico-juridico-machin concernant la Russie peuvent être difficiles à démêler par moment.

Et alors, Stephen? Qu'est-ce que t'en penses?

jeudi 26 avril 2007

Vacarme, on tourne!

Comme cette tournée d'impro infernale approche, je vous livre l'horaire des matchs et les villes à parcourir(si jamais vous passez par là):

http://francetour.notlong.com

À propos, oui, je vais tenir ce blogue le plus régulièrement possible. Mais je le rappelle: je ne gagnerai pas une chambre d'hôtel douillette chaque soir avec un laptop sous la main. Je ne vais donc pas m'éterniser sur la beauté d'une voiture en feu en banlieue de Paris ou sur le goût raffiné d'un petit rosée bu à Toulouse. Dans les circonstances, je me contenterai de l'essentiel: survol des matchs d'impro, les rencontres et bien sûr des descriptions des lieux visités sans boursouflure stylisitique.

Nous serons 7 Québécois en tout dans ce périple hallucinant. Ça veut donc dire 7 personnes à se garrocher sur le premier ordi trouvé chez un gentil hôte. Ça veut donc aussi dire que l'on ne passe pas 1 heure et demie à raconter sa vie à ses copains quand on a accès à Internet. Il faut penser aux autres. Je m'excuse à l'avance peut-être des messages laconiques à venir. J'en reparlerai plus longuement à mon retour.

Stéphane

mercredi 25 avril 2007

Romane jour 155 - Belle du printemps

Romane a eu 5 mois le 22 avril, le jour de la Terre et jour de l'élection en France. Elle prétend ne pas être responsable de l'avance de Sarkozy pour le deuxième tour par contre.
Stéphane

lundi 23 avril 2007

De la fuite dans les idées

Malgré tout le respect que j'ai peut-être pour Xavier Caféïne(Plante de son vrai nom...comme moi.), je crois qu'il s'est un peu empêtré dans La Presse de samedi. Je peux comprendre son explication lorsqu'il prétend ne pas condamner les artistes qui vendent leurs tounes pour la pub. Je ne partage pas ce point de vue mais je le respecte. C'est plutôt quand il cite Jello Biafra en disant "become the media" que Caféïne se gourre. Royalement. Jello Biafra est même en cours avec le reste des Dead Kennedys car il se bat contre l'utilisation d'une toune du band pour un commercial de Levi's. L'affaire est peut-être réglé à l'heure qu'il est mais le fait demeure : l'ex-leader des Dead Kennedys n'aurait jamais justifié l'utilisation d'une de ces oeuvres comme jingle par la phrase become the media. Jamais.

Ce que Biafra voulait dire par become the media n'était surtout pas de jouer la game des majors du corporate rock(pardonnez moi cet enfilade d'anglicismes mais je n'ai pas eu le temps d'appeler Marie-Éva de Villers). Au contraire, il souhaitait ardemment la création d'un réseau parallèle en dehors de la cour des grands. Créez vos propres étiquettes de disques, imprimez vos propres journaux, produisdez vous-mêmes vos spectacles. En trois mots: do it yourself(D.I.Y.). On est loin de laisser un artiste vendre son refrain pour une canne de manger à chien ou du papier de toilette.

Pour être pertinent avec son explication, comme quoi un jeune pourrait découvrir sa toune via une pub et changer le monde, Xavier Caféïne aurait dû citer Gramsci: "Il faut être à l'intérieur de l'embarcation pour changer l'orientation du navire." (c'est à peu près en ces mots-là qu'il le dit.)

On peut se vanter de racheter ses vieux albums de hardcore dans les entrevues et ploguer des symboles de la Chine dans ses clips, il faut tout de mettre maîtriser les concepts à la base.
Stéphane

dimanche 22 avril 2007

Toulouse or not Toulouse, that is the question

Hmmm...Ça sent la France! Notre nom circule déjà sur place.
Stéphane

vendredi 20 avril 2007

En attendant Tolstoï...

...vous pouvez lire ma critique du guide de Jean-Benoît Nadeau, Écrire pour vivre.
http://carriere.jobboom.com/mode-vie/lectures/marche-travail/2007/04/10/3972372.html

En passant, j'ai trouvé La mort d'Ivan Illitch. ("trouvé la mort"...ça sonne bizarre il me semble). Je vous en reparle le 29 avril. Alors à quand une petite causerie littéraire Stephen?
Stéphane

jeudi 19 avril 2007

Aussi vite que Ti-Guy Émond...

Eh oui! J'ai parlé trop vite. Dans mes belles résolutions d'hier, je n'avais pas prévu que le bouquin du sieur Tolstoï, La mort d'Ivan Illitch serait aussi difficile à trouver. En fait, c'est une nouvelle littéraire et elle est souvent jointe avec d'autres nouvelles de la même longueur. Donc, elle ne se retrouve pas forcément dans le titre.

Si jamais, un de vous lecteurs, vous avez dans votre bibliothèque une copie du dit bouquin, faîtes-moi signe, et vite. Le 30 avril approche...

Alors, fouillez dans vos boîtes pas défaites depuis 12 déménagements, vous avez peut-être eu à faire un résumé de lecture, un travail de session ou une entrevue avec Tolstoï lui-même. Je suis preneur de l'oeuvre. À un bon prix. Aucune offre raisonnable ne sera refusée(aller laver votre plancher pour le ménage du printemps en échange n'est pas raisonnable).

Que l'enchère commence!
Stéphane

mercredi 18 avril 2007

Stephen Harper et moi avons un point en commun...

Et ce n'est pas la vague ressemblance du prénom!

Non, je m'engage à lire les bouquins suggérés par Yann Martel, inquiet du manque d'intérêt apparant(et épeurant) du Premier Ministre du Canada pour la littérature. Je tenterai de respecter le rythme prescrit par l'auteur du bouquin Histoire de Pi. Allez voir de quoi il en retourne sur http://www.whatisstephenharperreading.ca/ .

Pourquoi faire ça? C'est un défi de fou et j'ai déjà passablement de trucs à lire à la maison. Mais l'exercice mérite qu'on s'y attarde. Ne serait-ce que pour voir si j'arriverai à suivre le PM de ce pays voisin.

L'expérience devrait aussi se faire auprès de Jean Charest mais en chanson québécoise cette fois. Devant un Jean-René Dufort lui demandant de réciter les premiers mots de Gens du pays, le Premier ministre québécois osait admettre "En chanson québécoise..euh..non...c'est pas vraiment mon domaine" ou un truc du genre. Je ne lui demande pas d'être à la hauteur de Monique Giroux mais quand même!

Le rapport des politiciens avec la culture reste un vaste champ d'exploration en soi. Aussitôt qu'elle en a l'occasion notre classe politique se vante de sa "consommation" culturelle. Les exemples abondent: Chrétien qui tente de raccoler les franco-manitobains en leur disant qu'il apprécie Gabrielle Roy. Trop facile. Bouchard qui affirme avoir des discours de Malraux sur son iPod. Pompeux comme c'est pas permis.

La meilleure revient au nouveau député adéquiste Francoeur dans Portneuf. À une question qui lui était posé sur ce qu'il comptait faire pour soutenir les artistes dans la circonscription il a répondu cette pièce d'anthologie : "J'en ai aucune idée!" Et il a été élu! Dire que Portneuf a aussi élu Arthur comme député indépendant au fédéral...

Sur ce, bonne lecture!
Stéphane

Allons enfants de la patrie(suite)

Une image vomit le mot :


Il reste toujours des places pour le party jeudi...Dépêchez-vous ça part vite!

Stéphane

P.S. Sébastien Leblanc ne pas avoir de perruques sur cette photo.

lundi 16 avril 2007

Ce que verra la France!

Quelque temps après l'élection(prévue, pas souhaitée) de Sarko, les Français ne seront pas épargnés et verront appraître de leur côté de l'Atlantique ce spécimen :
Ce sont les photos officielles qui seront affichées dans les programmes des soirées d'impro en France! Dans chaque ville parcourue par la Semi-Lustrée au cours du mois de mai, ce visage apparaîtra!

Stéphane

jeudi 12 avril 2007

Le 5 à 7 qui finit jamais

Il y a des évènements qu'il ne faut tout simplement pas rater. Ton entourage en parlera encore dans 10 ans. Invite tes amis, ils t'en remercieront.
Cet événement servira à financer l'équipe de la Semi-Lustrée en tournée en France le mois prochain.
Quand : Jeudi 19 avril, 2007

Heure : À partir de 5h00 pm (il faut arriver avant 9h00 pm)


Lieu : Bar L'Absynthe, 1738 St-Denis, Métro Berri (ancien Beebop)


Coût: 5$ Plus d'Info: http://louisf.com/party


Raisons pour venir :


* Ça va être génial


* Tu recevras 2 coupons 2 pour 1 pour la bière


* Pinte de bière à 4$ jusqu'à 9h pm (avec coupon = 2 pintes pour 4$)


* Shooters sélectionnés à 2$


* Prix de présence pour tous


* C'est pour une bonne cause (une tournée en France!)


* S'il fait beau, la nouvelle terrasse sera ouverte


* En fin de soirée il y aura un show live de Jazz


On compte sur ta présence et celle de tes amis. Questions ou confirmation de présence : francetour@gmail.com


Pour plus d'info: http://louisf.com/party

Au plaisir de vous voir!
Stéphane

mercredi 11 avril 2007

Romane jour 141 - À la demande générale

Vous l'avez demandée au Guichet VoxPop, sur le web, dans les lignes ouvertes...eh bien la voici!

Cette image fut prise lors d'une discussion philosphique entre Romane et moi. On la voit ici dubitative devant mon argumentaire. Elle ne reconnaissait pas ma prémisse Kantienne et adoptait plutôt une logique propre à Heidegger. Ce qui lui donne cet air si sérieux.

Stéphane

mardi 10 avril 2007

Quelques livres en trop

En France, la tradition veut que les hommes politiques publient leurs mémoires, leurs idées, leurs visions. Sarko semble avoir dédicacé son livre toute la fin de semaine.*

Au Québec, pour la nouvelle classe politique propulsée dans l'opposition c'est un peu différent. Les nouveaux députés adéquistes, toujours pragmatiques, attendent d'avoir lu leur premier livre avant d'en publier un.

Stéphane
*Note: publier un livre ne rend pas intelligent. Tenir un blogue non plus.

lundi 9 avril 2007

KidKodak!

Allez voir ça :

www.myspace.com/kidsentiment

La nouvelle photo de mon nouveau band, KidSentiment...Y a pas plus nouveau que ça en ville!

Stéphane

mercredi 4 avril 2007

Le vieil homme et la nubile

Un homme du New Jersey vient de publier son premier livre à 96 ans. C’est probablement à cet âge que Marie-Pier Côté va oser en publier un autre.

mardi 3 avril 2007

Prendre le PQ en main

(avertissement : j'ai déjà fait ce gag à des amis et collègues)

Si Pierre Curzi se présente à la chefferie du PQ, regardez-bien les stratèges adéquistes et libéraux ressortir cette histoire lugubre : Pierre Curzi s'est déjà fait branler par Geneviève Rioux dans un salon de massage...Ils auront des images à l'appui! Surveillez-les.

Stéphane

lundi 2 avril 2007

Documenteur

Le film L'illusion tranquille était présenté hier au Canal D, soit le 1er avril. Bonne idée! Ce navet étant une joke en soi. J'espère que les téléspectateurs ont découvert la supercherie de la thèse du film...et qu'ils n'ont pas été poissons comme les chroniqueurs à la noix qui l'ont encensé(oui, oui Richard, c'est à toi que je m'adresse, grand cinéphile que tu es.)

vendredi 30 mars 2007

Victo Impro city!

Pour les lecteurs des Bois-Francs, sachez que je suis à Victo ce soir pour un match d'impro opposant la Semi-Lustrée et la LIVE(Ligue d'impro de Victo et les environs)! Deux matchs d'impro pour moi en une semaine.

Notre équipe, la Semi-Lustrée, jouera à 21h mais la LIQ affrontera également une équipe victoriavilloise juste avant, à 20h. Une soirée cool en perspective! Si le coeur vous en dit...

Pour info:
http://www.improlive.com/calendrier.html

Stéphane

jeudi 29 mars 2007

Allons enfants de la patrie..

J'avais oublié de vous rapporter ça. Dépêchez-vous avant que ce ne soit plus en ligne, on sait jamais...

http://www.hebdosquebecor.com/aca/03242007/aca_03242007_A12.shtml

Pour ceux qui ne le savaient pas déjà, eh oui!, je vais en France au mois de mai pour silloner les provinces de l'Hexagone et ainsi répandre la bonnes nouvelle de l'improvisation.

Stéphane

mercredi 28 mars 2007

Mettre en pièce

Après 10 représentations de Cuisine et dépendances, je suis à même de faire un retour. Que de plaisir et de découvertes j'ai vécu à appronfondir un texte et un personnage pendant des mois.

Oui, l'expérience d'impro m'a bien servi pour incarner mon rôle. Mais l'approche est tellement différente, ça vaut la peine d'approfondir. En impro, la première proposition doit être la bonne. C'est un moment à saisir. On se pose un peu moins de questions parce qu'on a tout simplement pas le temps.

Au théâtre, on dirait qu'on a trop de temps. On retourne les intonations du personnage dans tous les sens et on n'est jamais satisfait. Et à un moment donné, on sort de la douche, on répète son texte dans sa tête ou on parle au téléphone quand tout à coup...BANG! Voilà. Vous avez trouvé comment donner la réplique. Comment mettre les mots dans la bouche de votre alter ego sur scène.

Et le texte, lui? Il ne faut pas le négliger. C'est bien beau réciter par coeur des bouts de phrases écrites par quelqu'un d'autre, il faut aussi savoir ce que le personnage ressent ; non, seulement dans le moment présent mais dans son vécu. Il faut même savoir où il s'en va quand il sort de scène. Avant les non-dits et le sous-texte, il faut maîtriser le dialogue sur le bout de ses doigts. Ça paraît facile même quand on a presque toujours dit ce qu'on voulait en improvisant sur une scène, c'est pas évident de considérer chaque virgule, points de suspension, elision dans un texte. On ne peut plus se défiler et se mettre en réserve dans le coin de la patinoire. Cette convention au théâtre n'existe pas(peut-être dans une scénographie expérimentale), il faut assumer la parole et les silences qui l'encadrent.

Et la posture. Je trouve ça encore plus difficile que le texte. Les comédiens sont des sportifs. Pas parce qu'ils regardent 110% mais parce qu'ils doivent rester en forme pour poursuivre dans le métier. La posture il faut la conserver dans le jeu non-verbal. On ne doit pas qu'attendre de répondre aux autres quand notre tour arrive. Il faut réagir, parfois sursauter, se morfondre, se réjouir. Tout ça physiquement.

Tout ça m'a fait beaucoup réfléchir lors de la préparation de Cuisine et dépendances. Je me suis rendu compte que les acteurs sont de véritables créateurs à leur manière. Le souffle qu'il donne au personnage leur est propre. Les propositions avancées sont comme des arrangements ajoutés à une progression d'accords. C'Est unique comme expérience. Beaucoup de remise en question sur soi.

Pour la suite je vous mettrai toutes ces belles découvertes et théories en rapport avec les critiques reçues pour la pièce. Certaines s'avèrent pertinentes, d'autres sont le fruit d'une certaine imposture clinquante. À suivre.
Stéphane