Cette semaine, sous le regard complice d’une gouverneuse généreuse qui se dit TELLEMENT progressiste, Hélène Desmarais, plus à droite que tous les Chicago Boys réunis, fut décoré de l’Ordre du Canada. Ainsi nous l’apprenait La Presse. Remarquez l’élégance du journaliste Bellavance qui omet bien de parler de la famille de la décorée pour ne pas intimider ses patrons…
Et le frère Paul Junior de la même famille qui nous aspergeait il y a quelques semaines de ses bons conseils : les Québécois devront payer pour les services dispensés par l’État. Quand on sait à quel point la famille Desmarais a des intérêts immenses dans bien des domaines (y compris l’assurance), on se doute que le bon fils ne parle pas en l’air. Pourquoi faire appel à un chantre de la privatisation comme lui pour nous dicter notre conduite économique collective? Petite accointance avec John James Charest? C’est insultant qu’un fils de milliardaire vienne nous recommander de nous serrer la ceinture. On aurait plutôt envie d’enlever cette même ceinture pour étrangler le fils prodigue avec.
Paradoxalement, je souhaite voir ces héritiers sortir plus souvent de leur tanière que Desmarais Senior, l’aïeul. Pourquoi donc? Pour que leur mégalomanie s’étale à la vue de tous. Le bon Papa Paul a peaufiné sa puissance avec des petites ramifications sous le manteau. Espérons que la progéniture négligera cette prudence et que leurs actions seront plus transparentes. De sorte que lorsqu’on dénonce les manœuvres de POWER, les journaleux à la solde de Gesca ne nous renvoient à des accusations de théorie du complot…Ça en devient presque un tic de langage dans cette salle de rédaction.
On ne saurait trop recommander l’incontournable bouquin de Robin Phlipot, L’état Desmarais. À noter un autre ouvrage paru la semaine dernière, Total(e) impunité du français Jean Philippe Demont-Pierot.
vendredi 9 avril 2010
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