mercredi 8 août 2007

Une rentrée à tout casser avec Amaze of space et KidSentiment!



Une rentrée à tout casser avec Amaze of space et KidSentiment!

C'est dans l'ambiance survoltée de l'Hémisphère gauche que les formations montréalaises Amaze of space et KidSentiment se produiront le 25 août. Le coût d'entrée est de 6$. Le show débutera autour de 22 heures.

La formation psychédélique expérimentale Amaze of space en surprendra plusieurs avec son rock tout droit venu de l'espace pour conquérir les mélomanes terriens! Laissez-vous convaincre en allant les écouter au www.myspace.com/amazeofspace

Vous avez manqué le premier show de KidSentiment? Qu'à cela ne tienne! Voici l'occasion de vous rattraper. À peine ont-ils terminé l'enregistrement d'une dizaine de succès que les membres de KidSentiment remontent sur la scène de l'Hémisphère gauche.

Après ce spectacle en sol montréalais, KidSentiment, le quatuor en technicolor, se produira dans d'autres villes du Québec. Chicoutimi et Sherbrooke sont déjà confirmés sur la liste. D'autres villes s'ajouteront. Retourner sur le www.kidsentiment.com pour savoir les dates à venir.

À bientôt...sur le plancher de danse!
-30-

Pour renseignement, demandez Stéphane : 514-528-0575 ou kidsentimentpop@yahoo.ca. Visitez le www.myspace.com/kidsentiment

lundi 6 août 2007

Rattrapage Harper/Martel - Tranquillement pas vite

La Bhagavadgita

Pas une lecture facile. Juste prononcer le titre s'avère plus compliqué qu'un roman de Marc Levy.

Je le perçois ce long poème comme un questionnement ultime sur l'engagement. Sur le fait de renoncer au combat pour ne de ne pas renoncer à ses valeurs. Le tout sous une forme poétique et un fond politique. Poétique parce qu'il s'agit d'une métaphore de nos vie. Sur les choix que nous devons faire quotidiennement et leurs implications sur la suite de notre existence. Et politique sur l'importance donnée au sens de l'engagement.

Dans La Bhagavadgita ou "le Chant du bienheureux", Krishna(rien à voir avec les robes orangées de nos aéroports. Ou si peu.) enseigne à Arjuna, le guerrier indécis, le renoncement aux biens terrestres pour trouver des réponses dans l'ascétisme.

Chaque religion tend à l'universalité dans ses valeurs et principes. La philosophie pour sa part recherche la vérité. D'où la notion d'absolu si chère aux différents courants de pensée traversant les âges. L'intemporalité serait encore plus au centre de La Bhagavadgita. Élaborer une morale transcendant les époques.

D'ailleurs, la dichotomie entre le divin et l'absolu ralentisse la lecture. Pour apaiser ma curiosité je devrais relire le tout avec un dictionnaire philosophique. Je me suis rabattu sur les nombreuses notes à la fin du bouquin. Les retours au texte après de nombreuses notes me confondaient quand je revenais au texte initial.

Le krishna professe de "libérer l'esprit de la tyrannie de l'ego". D'où la pertinence de ce texte plus de 2000 ans après sa création. On sent une vague ressemblance avec Cash city de Luc de La Rochelière. Je déconne à peine.

Ça reste religieux. Surtout quand le sage recommande d'abandonner toute forme de désir. Ne jamais se soumettre à ses "bas instincts". Ne pas se laisser guider par le plaisir. Ça me rappelle un curé lors d’une homélie. Il prêchait que la joie pouvait être éternelle alors que le plaisir n'est que d'un instant. Je peux vous dire que ça marque un jeune à 9-10 ans...J'aurais aimé lui répondre que la joie, ou pourquoi pas le bonheur, se trouve souvent dans la suite de petits plaisirs.

jeudi 2 août 2007

Romane jour 254 - Avec pas d'casque



Les jours du casque à la Mike Foligno sont maintenant choses du passé. Depuis un peu plus d'une semaine, Romane ne porte plus son casque pour sa tête. Ce qui fait ressortir une chevelure aussi hirstue que frisée. C'est tordu car ni la maman ni moi n'avons les cheveux bouclés de la sorte...Mmmh...Si ce n'était des yeux bleus de Romane je me poserais des questions.

Ça lui donne un petit air Shirley Temple. C'est déjà mieux qu'un air Shirley Théroux. J'avoue qu'au départ, avec ses cheveux frisés, je craignais les ressemblances éventuelles avec Jean Charest. Tant que ce n'est qu'une vague ressemblance capillaire et non idéologique(j'allais dire intellectuelle mais ça ne s'applique avec notre premier sinistre.)

vendredi 27 juillet 2007

Puisque c'est mon nom

Appelez-moi Stéphane. D’entrée de jeu je dois dire que je connais cette pièce par cœur. J’ai dû visionner pas moins de 20 fois la version en télé-théâtre avec le casting original réunissant Marc Messier, Giles Renaud, Serge Thériault pour ne nommer que ceux-là.

Je me demandais bien comment Antoine Bertrand aller reprendre ce rôle-titre plus grand que nature. Et les autres? J’avais des préjugés défavorables envers Luc Guérin. Il se débrouille pas mal je dois avouer.

Pour résumer, Stéphane Sylvain est un prof de théâtre à la carrière chancelante qui offre ses services pour enseigner son ART dans une salle communautaire de banlieue. Rapidement, le manipulateur en lui se manifeste. Il joue avec les bibittes des ces aspirants comédiens et s’en sert pour les manipuler davantage. Ceux-ci ont des personnalités variables : Jean-Guy le comique, Régent le poigné, Gilbert la femme au foyer satisfaite de son sort, Jacqueline la femme au foyer pas si satisfaite de son sort, Louison l’extravertie qui cherche toujours un peu à se matcher.

En 3 mois ils vont monter une pièce qui s’avère un ramassis de vaudeville berçant dans la création collective où les personnages de Jean-Guy et Jacqueline déversent de larges pans de leurs vies privées. Ça finit mal. La femme de Jean-Guy comprend la catharsis, le mari de Jacqueline, non. Ce passage était moins évident dans le télé-théâtre que dans l’adaptation d’hier.

J’étais curieux de savoir comment la scène de la fin serait montée. En film, la réalisation se contentait de faire un montage avec des photos montrant une pièce plus proche du vaudeville. Aucune référence n’était faite à une création collective en tant que telle. Là, on sent que Meunier a voulu se payer la gueule des théâtreux et de la prétention pédagogique de ce type de création en vogue au cours des années 70.

Antoine Bertrand cabotine pas mal mais ça ne détonne pas. Par moment je me suis demandé si les comédiens ne décrochaient pas parce que c’est devenu la norme dans les théâtres d’été. Reste que le show se tient et je connais assez la pièce pour avoir détecter quelques improvisations ici et là.

Il y a des p’tits trucs dans cette adaptation qui ne fittent pas. Quand ils font l’exercice d’imagerie mental, Stéphane spotte littéralement Louison qui se caresse de manière «vulgaire». C’est plus ou moins logique avec le personnage car plus tard dans la pièce il va plutôt se rapprocher de Jacqueline. Tout aussi vulnérable. Peut-être même plus.

Aussi, je ne comprends pas trop pourquoi le texte original a été modifié à certains endroits. Stéphane Sylvain admet être en année sabbatique alors que dans la version originale il se disait lui-même « plutôt sabbatique ». Un non-sens linguistique qui aurait dû rester là! Même chose dans la réplique juste avant où Jean-Guy demande à Stéphane s’il tourne dans « des commerciALS » sans faire l’accords du pluriel correctement. Ça a été changé en ramenant le tout au singulier. Cet erreur de français dénotant l’éducation du personnage, peu scolarisé. Enfin, ce sont des menus détails mais je suis un geek de Claude Meunier.

Je me demande bien ce qu’ont pensé les nombreuses personnes du 3e âge présentes dans la salle. La subtilité des gags à même le langage, propre à Meunier, passait souvent inaperçu. Les acteurs devaient d’ailleurs se demander qui étaient ces hurluberlus de la première rangée riant des répliques avant qu’elles ne soient dites!

Un bon gag de mise en scène. Drainville débutant en impro. Il fait plein de bruits juste pour mimer l’ouverture d’une porte. Un classique de débutants. Je ne sais pas si c’était dans la pièce originale mais c’est bien pensé.

Je le conseille à tous ceux désirant voir une pièce libre des contraintes de ce qu’on a appelé, à tort ou à raison, le genre « théâtre d’été.» Pas de claquages de portes, pas de stepettes exagérées (peut-être quelques-unes d’Antoine Bertrand mais ça collait avec le personnage). Plus subtil que Les voisins et aussi plus dramatique.

jeudi 26 juillet 2007

Hillbilly Fuckface

Désolé du temps pour reprendre du service…Il fait beau, c’est l’été. Vous avez mieux à faire que de lire ce blogue, non? Non? Vraiment? Alors je poursuis…

Je suis allé voir et surtout entendre en vrai la Voix de Glen Quagmire! Imaginez, la bande de Family guy au complet sur la scène de la Place des Arts.

J’ai ri et j’ai apprécié entendre un Seth Macfarlane affirmer que son show en est un de gauche. Il n’a pas le complexe de l’extrême-centre présent chez la plupart de nos artistes qui ne veulent pas se mouiller.

La soirée en tant que telle, donc. C’est évident que c’est dispendieux un spectacle de chaises à 73$. Merci à mon ami Matthieu Petit de m’avoir permis d’y assister à peu de frais. Gratuitement pour dire la vérité.

Le concept reste fort simple. Les voix de Family guy prennent place sur scène et lisent les répliques d’un épisode complet. Comme lorsqu’il faut approuver un épisode avant la mise en onde. J’avais déjà d’ailleurs vu l’épisode en question. Quagmire(YES!) perd son boulot de pilote d’avion et il est hébergé chez Peter quelque temps. Le tout entrecoupé bien sûr de flashbacks absurdes et hilrants!

Seth Macfarlane animait le tout avec un sourire indélébile. Le gars était content d’être là et ça paraissait. Il se permettait même des commentaires par-dessus le texte.
Dans un passage de l’émission où Peter Griffin regarde le « Redneck channel », on peut voir un documentaire adapté pour les croyances des Redneck. Le tout censuré par des allusions créationnistes si chères aux Américains. MacFarlane est alors sorti de son personnage pour affirmer qu’aux States ils devaient constamment dealer avec ce genre de shit. Il en a même ajouté en rappelant que Stephen Harper a des allures d’Hillbilly fuckface. Mourant.

D’ailleurs la censure religieuse a déjà frappé Family guy. Un clip représentant la dernière cène montre Jésus portant un toast et lève sa coupe. Les apôtres font de même et prennent une gorgée. Lorsque Jésus dit « ceci est mon sang » tous les disciples recrachent le vin divin! Mourant(bis).

On a eu aussi droit à une improvisation entre la voix d’Herbert, le vieillard pédo, et Chris, le fils dysfonctionnel des Griffin. Un échange rempli de gags en bas de la ceinture il va sans dire…les deux comiques ont su s’arrêter avant que ça ne dérape.

Le pacing pouvait paraître un peu brouillon mais ça rendait le tout très sympa. Les fous rires fusaient de part et d’autres.
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En terminant, je vous annonce que ce soir je vais voir Appelez-moi Stéphane. Je connais le texte par cœur. J’ai surtout en tête la version télé-théâtre avec entre autres Marc Messier et Serge Thériault. J’ai hâte de voir ce que ça va donner. Je vous en reparle demain.

mercredi 18 juillet 2007

Élise de Michel Vézina

L'été c'est fait pour critiquer des livres on dirait. Voici donc ma dernière critique d'un bouquin de Michel Vézina, Élise.

http://www.canoe.com/divertissement/livres/critiques/2007/07/17/4346856-ca.html

Stéphane

mardi 17 juillet 2007

Rattrapage Martel/Harper - Elizabeth Smart

J’ai vu Lexington Avenue se dissoudre dans mes larmes, version française de By Grand Central station I sat down and wept, est une véritable envolée lyrique en prose. D’une certaine manière, c’est aussi un "road book" comme dirait Michel Vézina. La narratrice, maîtresse d’un homme marié toujours en fuite de la réalité, nous convie à un voyage à travers les États-Unis, le Canada. Elle nous transporte aussi dans les méandres de sa propre souffrance.

Un flot continu d’images fortes et des métaphores surprenantes ponctue ce récit autobiographique. Elle l’aime son homme et elle serait prête à tout abandonner pour le suivre. Elle voudrait savourer chaque instant vécu dans les derniers jours comme un moment qui n’a jamais commencé, jamais fini. Constant. « Nous allons prendre le désordre du monde et nous en faire un nid suspendu qui se balancera confortablement comme s’il était aussi lointain, aussi oublié par l’histoire que le droit des Indiens à la liberté. »

Malgré son intensité, on peine à imaginer qu’un tel adultère ait pu alimenter une controverse. Peut-être est-ce dû au fait que c’est rédigé par une femme. Allez lire Montherlant et vous m’en donnerez des nouvelles. La propre mère d’Elizabeth Smart, à l’époque(1945), s’est servie de ses contacts au gouvernement pour empêcher la publication du bouquin.

Il ne faut pas lâcher le roman en pleine lecture. Et pas seulement parce qu’il est adroitement écrit mais surtout parce qu’il se lit comme on a l’impression qu’il a été écrit : d’un seul souffle. Les repères restent foule lorsqu’on reprend la lecture au beau milieu d’un long cri désespéré jusqu’à l’agonie.

Quand les émotions priment, les arguments, la logique, la bonne conscience prennent le bord. Et c’est tant mieux dans ce type d’autofiction, hyper subjectif par définition.

Mais la question demeure semaine après semaine : pourquoi Martel veut faire lire ça à Harper?